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Pensionnats pour Autochtones : un monument existe déjà dans les T.N.-O.

Des chaussures et un ours en peluche sont au pied du monument dédié aux enfants du pensionnat pour Autochtones à Fort Providence.

Des chaussures sont placées au pied du monument dédié aux enfants du pensionnat pour Autochtones à Fort Providence.

Photo : Radio-Canada / Kate Kyle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que de nombreuses communautés cherchent à comprendre l’étendue de la mort d’enfants dans les pensionnats pour Autochtones, une localité des Territoires du Nord-Ouest, Fort Providence, rappelle qu’un monument en souvenir de ses enfants a déjà été construit.

Le monument contient le nom de 300 personnes enterrées dans des tombes anonymes, dont 161 enfants de la vallée du fleuve Mackenzie.

L’un des enfants n’était âgé que de quelques jours.

Le pensionnat autochtone Sacred Heart a fonctionné de 1867 à 1960, selon la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Un monument portant une croix et le nom des enfants victimes des pensionnats pour Autochtones a été érigé à Fort Providence dans les T.N.-O.

Un monument portant le nom des nombreux enfants victimes du pensionnat pour Autochtones Sacred Heart a été érigé à Fort Providence dans les T.N.-O.

Photo : Radio-Canada / Juanita Taylor

Lorsque j’étais un petit garçon qui a grandi ici, j’entendais les générations plus âgées, que ce soit mes parents, mes oncles ou mes tantes, parler [de ces tombes] , dit Albert Lafferty.

Ce qu’il entendait l’a fasciné et c’est plus tard en travaillant avec le diocèse de Mackenzie-Fort Smith à Yellowknife qu’il a pu découvrir le nom des personnes qui sont enterrées dans cet ancien cimetière.

Un radar pénétrant a confirmé ce que la communauté savait déjà, précise M. Lafferty, et un règlement empêche le terrain d'être développé.

En 1948, l’église catholique qui gérait le pensionnat a déterré huit missionnaires pour les placer dans le cimetière actuel de Fort Providence. Les autres corps n'ont pas été relocalisés et la terre a été labourée.

D’après M. Lafferty, le terrain a servi à faire pousser des pommes de terre.

L’évêque du diocèse de Mackenzie-Fort Smith, Jon Hansen, a présenté ses excuses, mais il n’est pas clair si la communauté les a acceptés.

Aide et soutien

  • Une ligne téléphonique bilingue d'aide aux anciens des pensionnats pour Autochtones et aux personnes touchées par les pensionnats offre un soutien psychologique et fournit des références pour l'obtention d'aides. Elle est disponible 24 heures sur 24, au 1 866 925-4419.
  • La Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être(Nouvelle fenêtre) (Nouvelle fenêtre) apporte une aide immédiate à tous les membres des peuples autochtones, avec des conseillers sensibilisés aux réalités culturelles au téléphone (1 855 242-3310) ou par clavardage. De l'aide est également disponible sur demande au téléphone en cri, ojibwé et inuktitut.

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