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Une reprise de 30 % de Transit Plus coûtera 2M $ de plus par an à la Ville de Winnipeg

Une fourgonnette de Transit Plus.

La totalité du service de transport en commun pour personnes handicapées, Transit Plus, a été confiée au secteur privé en 1997.

Photo :  CBC / Gary Solilak

Radio-Canada

La Ville de Winnipeg devrait dépenser plus de 2 millions de dollars par an supplémentaires pour offrir aux personnes handicapées une partie du service de transport en commun, Transit Plus, assuré actuellement par le secteur privé, selon un rapport.

Le document sera déposé mercredi au comité des travaux publics avec une description des scénarios de coûts pour rendre 30 % du service Transit Plus de Winnipeg aux employés du secteur public.

Le rapport tant attendu a été demandé pour la première fois en 2019 par le conseiller de St-Vital Brian Mayes à la suite de plaintes sur la qualité du service. L'ombudsman du Manitoba avait alors formulé 19 recommandations d'amélioration.

Winnipeg Transit Plus offre un service de transport porte-à-porte aux personnes qui ont besoin d'un niveau d'assistance qui n'est pas fourni par les autobus de Winnipeg Transit. 

Winnipeg Transit a commencé à sous-traiter la prestation de services de ce qui s'appelait alors Handi-Transit en 1988. La proportion d'entrepreneurs privés a augmenté jusqu'en 1997, année au cours de laquelle la totalité du service a été confiée au secteur privé.

Coûts supplémentaires pour la Ville

Selon les administrateurs municipaux, si la Ville devait reprendre 30 % des trajets effectués par les entrepreneurs, elle devrait embaucher 64 nouveaux chauffeurs d'autobus ainsi que d'autres employés de soutien au transport en commun. En outre, elle devra acheter 28 nouveaux autobus et obtenir un espace de garage supplémentaire pour les entreposer. 

Par ailleurs, le rapport indique que le coût supplémentaire net de la première année d'une estimation de quatre ans serait de plus de 2,5 millions de dollars, sans compter les coûts de financement. 

Le conseiller Brian Mayes a déclaré samedi que les chiffres de la Ville dans son estimation ne tiennent pas suffisamment compte de l'inflation des coûts de la sous-traitance du service au fil du temps. Brian Mayesa affirmé que les chiffres avancés par la Ville sous-estiment largement le montant qu’elle peut dépenser pour payer ces entrepreneurs dans les années à venir. 

M. Mayes a ajouté que dans sa modélisation financière, la Ville a utilisé une ligne directrice prudente d'une augmentation annuelle de deux pour cent de ces coûts. 

C'est un peu exagéré de leur part de dire cela, je pense […] Je pense que c'est une vision trop optimiste de la part de notre personnel de dire : "Bon sang, ça ne va augmenter que de deux pour cent par an si nous gardons le secteur privé", a-t-il indiqué.

La Ville a précisé que les économies réalisées par les entrepreneurs dans le rapport sont des estimations et non des montants contractuels actuels. 

En ce qui concerne le calendrier, il faudra du temps pour que les contrats existants expirent avant que la Ville puisse récupérer 30 % du service. 

Si elle attend l'expiration des contrats d'autobus existants, le service public ne commencera qu'après le 31 décembre 2025. Il s'agirait de l'option la moins risquée, en grande partie pour protéger les entrepreneurs contre les pertes financières, a suggéré le rapport. 

En outre, il faut attendre de 16 à 24 mois pour acquérir les autobus spécialisés, selon le rapport. 

M. Mayes a déclaré qu'il est possible de passer aux services du secteur public à partir de 2024. 

Il y a d'autres contrats, des voitures et des fourgonnettes, qui me semblent beaucoup moins chers à mettre en place en interne, a-t-il dit.

C'est l'une des options que je vais proposer cette semaine, a -t-il promis.

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