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Un chef autochtone tance la Colombie-Britannique pour sa gestion du feu de Lytton

Vue sur les décombres du village de Lytton après l'incendie du 30 juin 2021.

L'incendie a rasé une bonne partie du village de Lytton, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Simon Gohier

Radio-Canada

Un chef autochtone accuse le gouvernement de la Colombie-Britannique d’avoir ignoré les besoins des membres de la communauté de Lytton pendant que leur village était rasé par un feu de forêt.

Le chef Matt Pasco, du conseil de la Nation Nlaka'pamux, dont la Première Nation de Lytton est membre, soutient que le conseil a été contraint de tenter de sauver les villageois pratiquement sans aide provinciale.

Celui qui gère un ranch près d’Ashcroft, au nord de Lytton, dit avoir reçu des nouvelles du gouvernement une douzaine d’heures après le début des évacuations et que l’appel qu’il a reçu visait à s’enquérir de l’état de ses animaux, plutôt que de celui des membres de la communauté.

C’est une atteinte à la raison d’être même du gouvernement, soutient-il. Ils avaient des procédures pour les animaux, mais pas pour les membres de la Nation Nlaka'pamux.

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Selon Matt Pasco, le coeur du problème vient de la façon dont sont traités les Autochtones et du manque de reconnaissance du gouvernement envers leurs institutions lorsqu’il est question de gestion du territoire.

C’est vrai qu’il y a un manque de coordination parce que [la province] n’est pas encline à s’occuper des questions autochtones, croit-il.

Le ministre britanno-colombien de la Sécurité publique, Mike Farnworth, reconnaît qu’il y a eu des ratés.

Au-delà des défis posés par la situation, les premières communications avec le conseil de la Nation Nlaka'pamux et avec la Nation d’Oregon Jack Creek n’a pas répondu aux attentes, écrit-il dans une déclaration.

Il ajoute que le ministère s’est assuré de revoir les protocoles qui ont conduit aux problèmes de communication.

Avec les informations de La Presse canadienne

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