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La Nation métisse de l'Alberta veut fouiller le site d'un ancien pensionnat

Le site où se trouvait le pensionnat Youville.

Aujourd'hui, il n'y a plus aucune trace de l'ancien pensionnat dont le bâtiment a brûlé en 1948.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Émilie Javeri

Une section locale de la Nation métisse de l’Alberta veut faire des fouilles à l’aide d’un radar à pénétration de sol sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones Youville à Saint-Albert, au nord-ouest d’Edmonton.

De 1863 à 1948, ce pensionnat a accueilli des centaines d’enfants autochtones.

Le père de Garry Gairdner a été l’un d’eux. Ce membre de la section locale 1904 explique que dans un premier temps la Nation métisse étudiera les archives et interrogera des survivants de ce pensionnat. L'objectif est de déterminer où pourraient être les sépultures des enfants.

Garry Gairdner raconte avoir entendu de nombreuses histoires de maltraitance, mais il admet que, jusqu'à maintenant, aucun document d'archives ne porte à croire que des enfants seraient morts d’autre chose que de cause naturelle ou qu’il pourrait y avoir de nombreuses sépultures anonymes au pensionnat Youville.

C’est pour cela que la section locale veut faire de plus amples recherches, dit-il.

Demande de subventions

En parallèle, la section locale espère obtenir des subventions de la part des gouvernements provincial et fédéral. Elles serviront à financer les fouilles à proprement parler à l’aide d’un radar à pénétration de sol.

Une fois que nous aurons fait ces recherches, [si nous découvrons des sépultures], nous devrons décider de ce que nous voulons faire, annonce Garry Gairdner.

C'est pour cela que nous voulons inclure tout le monde dans cette démarche, ajoute-t-il.

Le mémorial Healing Garden à Saint-Albert.

Même si la Nation métisse est à l'origine de cette démarche, toutes les communautés qui ont un lien avec l’histoire de ce pensionnat doivent être consultées, insiste Garry Gairdner.

La Nation métisse de l’Alberta espère qu'il y aura d'autres fouilles à Saint-Albert où se trouvait un autre pensionnat et en Alberta.

Affronter le passé

Pour la présidente de la Nation métisse de l'Alberta, Audrey Poitras, ces recherches sont un pas vers la réconciliation.

Il faut faire tout ce qui peut être fait, estime Audrey Poitras. Il faut affronter le passé, car on ne peut pas le changer, ajoute-t-elle.

Elle pense que c’est la seule façon de s’assurer que de telles choses ne se reproduiront pas.

Le 1er juillet, une marche a été organisée à Saint-Albert en mémoire des victimes des pensionnats pour Autochtones.

Amanda Patrick.

Pour Amanda Patrick, membre de la Nation métisse de l'Alberta, ces recherches sont nécessaires.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

L’une des organisatrices de l'événement, Amanda Patrick, est membre de la Nation métisse de l'Alberta. Elle croit elle aussi que ces recherches sont nécessaires.

Je pense que cela va aider tout le monde à aller de l’avant, dit-elle. D’après elle, il est temps que l’on reconnaisse ce qui s’est passé dans les pensionnats.

Avec les informations d’Andréane Williams

Aide et soutien

  • Une ligne téléphonique bilingue d'aide aux anciens des pensionnats pour Autochtones et aux personnes touchées par les pensionnats offre un soutien psychologique et fournit des références pour l'obtention d'aides. Elle est disponible 24 heures sur 24, au 1 866 925-4419.
  • La Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être (Nouvelle fenêtre) apporte une aide immédiate à tous les membres des peuples autochtones, avec des conseillers sensibilisés aux réalités culturelles au téléphone (1 855 242-3310) ou par clavardage. De l'aide est également disponible sur demande au téléphone en cri, ojibwé et inuktitut.

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