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Un projet d'Aire ouverte à Val-d'Or pour améliorer l'accès des jeunes aux soins de santé

Un sofa avec des coussins multicolores près duquel un groupe de gens discutent.

La salle commune de l'Aire ouverte de Sept-Îles permet aux jeunes de 12 à 25 ans d'accéder à des soins de santé dans un univers convivial et décontracté.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La MRC de la Vallée-de-l’Or accueillera au début de l'année prochaine une première superclinique en région pour les jeunes de 12 à 25 ans.

Il s'agit du projet Aire ouverte qui vise à faciliter l’accès aux soins de santé des jeunes qui n'ont pas l'habitude de se présenter dans le réseau traditionnel de la santé.

La décision d'implanter le service à Val-d'Or a été prise par le CISSS AT à la suite d'un récent sondage mené auprès de 800 jeunes et parents de la région et d'une consultation de plus de 550 intervenants du réseau de la santé et des services communautaires.

Selon l'adjoint à la direction du programme jeunesse pour le volet services sociaux au CISSS-AT, Tommy Guillemette, ça sera aux jeunes de déterminer le type de services qu'ils veulent recevoir et dans quel milieu ils seront donnés.

Les jeunes doivent prendre la principale place qui leur appartient pour déterminer qu'est-ce qu'ils veulent avoir comme services, comment ils veulent les recevoir et dans quel type de milieux. Et on ne veut pas reproduire ce qui se fait déjà dans d'autres organismes du milieu.

Une citation de :Tommy Guillemette

Selon le CISSS AT, la nouvelle structure pourrait mobiliser jusqu'à neuf intervenants.

Dans les priorités des jeunes, ce qui ressort énormément c’est un accès à plusieurs services sous le même toit avec des heures de services qui vont être adaptées. Des heures qui vont aller jusqu’à 8 ou 9 h du soir, des heures de fin de semaine. Un des aspects qu'ils nous ont mentionnés, c'est que moi quand je me présente, j’ai besoin d'avoir une réponse là, pas un rendez-vous dans une semaine, explique Tommy Guillemette.

Les jeunes nous demandent de pouvoir utiliser certaines technologies virtuelles pour pouvoir rencontrer quelqu’un s'ils ne peuvent pas se présenter à la clinique. D'avoir une certaine flexibilité dans la mobilité, ajoute-t-il.

Aussi dans les priorités des jeunes, ce qui ressort beaucoup, ce sont les besoins au niveau de la santé mentale jeunesse. On a un aspect sur la santé physique et sexuelle qui en est ressorti et des services en dépendance. Aussi les types d'intervenants, la demande des jeunes pour l'instant c'est d’avoir des services psychosociaux et en santé mentale. Ils veulent établir la collaboration avec d’autres services qui existent et de pouvoir bien être réseautés. Un aspect important dans [l'octroi] des services, c’est d’aller davantage vers l’accompagnement des jeunes que de les diriger à travers des trajectoires complexes où il y aura de la bureaucratie, ajoute Tommy Guillemette.

Il précise que des services seront donnés dans les municipalités de Malartic et Senneterre.

Il y a beaucoup de choses à faire avant que les services ne puissent être proposés de façon concrète dans la population. Aire ouverte ne sera pas rattachée à un établissement du réseau de la santé, ajoute Tommy Guillemette.

Selon le CISSS AT, il n’y a pas de garantie officielle que le service sera implanté ailleurs dans la région.

Toutefois, la clinique de Val-d'Or sera accessible aux jeunes de toute l'Abitibi-Témiscamingue, insiste Tommy Guillemette.

Le gouvernement a lancé le projet Aire ouverte en 2018. Trois projets pilotes ont d’abord vu le jour dans le Nord-de-l’Île-de-Montréal, de Laval et à Sept-Îles.

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