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Entrée en vigueur du Règlement sur la sécurité des piscines résidentielles

Des enfants jouent dans une piscine.

Les piscines devront être plus sécuritaires.

Photo : La Presse canadienne / Galit Rodan

Radio-Canada

Les modifications apportées au Règlement sur la sécurité des piscines résidentielles sont entrées en vigueur le 1er juillet.

Toutes les structures, quelle que soit leur date d’installation, sont concernées par ces modifications qui visent à renforcer la sécurité des piscines résidentielles.

C'est notamment le cas des propriétaires de piscines construites avant le 1er novembre 2010 et qui bénéficiaient d’un droit acquis. Ils ont deux ans pour se conformer aux règlements.

Les piscines munies de clôtures en mailles de chaîne dont la taille des mailles est de plus de 30 mm devront être lattées.

La porte d'accès doit être munie d’un dispositif pour se refermer et de se verrouiller automatiquement.

Aucune fenêtre ne devra être située à moins de 1 m d’une piscine ou d’une enceinte à moins d’être à une hauteur minimale de 3 m ou que son ouverture maximale soit d’au plus 10 cm.

Les structures permanentes installées autour d'une piscine hors terre doivent être éloignées d'un mètre de celle-ci.

Celles qui sont dotées d'un plongeoir devront suivre la norme du BNQ qui prévoit une masse d'eau critique assez importante, notamment en matière de profondeur, pour prévenir les blessures.

Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.

Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.

Photo : Radio-Canada

Selon le directeur général de la Société de sauvetage du Québec Raynald Hawkins, les jeunes enfants sont particulièrement victimes d'accidents dans les piscines résidentielles.

Ce qu'on sait, c'est que la majorité des noyades sont les jeunes enfants et elles ont toujours eu lieu à l'insu de la personne qui en avait la responsabilité. Je veux dire qu’il y avait un accès direct entre la maison et ladite piscine. On parle de plus d'une dizaine d'enfants qui sont décédés au cours des dernières années par rapport à cette accessibilité-là, dit-il.

Il est clair que lorsque ça touche les personnes plus âgées qui décident qu'elles se baignent seules, ce n'est pas une question d'aménagement, mais plutôt une question d'encadrement, ce qui veut dire qu'on ne se baigne jamais seul, ajoute Raynald Hawkins.

Le règlement est adopté à la suite de recommandations des coroners.

Les propriétaires qui ne se conforment pas à ces règlements seront passibles d'amendes pouvant s'élever à plusieurs centaines de dollars.

Selon la Société de sauvetage du Québec, la province a enregistré 30 cas de noyade cette année comparativement à 32 l'an dernier.

La Société de sauvetage du Québec soulève par ailleurs une préoccupation par rapport aux cours de natation.

On a une préoccupation de plus, ça fait plus 18 mois que les enfants ne suivent pas de cours de natation ou encore n'ont pas fait le programme nager pour survivre. Alors notre crainte, c'est qu'ils deviennent plus à risque de noyade puisqu'ils ont peut-être oublié certaines règles de sécurité ou perdu certaines habiletés aquatiques. C'est pour ça qu'on dit qu'il y a toujours une nette différence entre savoir se baigner et savoir nager, explique le directeur général de la Société de sauvetage du Québec Raynald Hawkins qui réitère son appel à la prudence sur les plans d'eau.

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