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Une meilleure protection du quartier chinois réclamée à Toronto

La demande s'inscrit dans une mobilisation nationale pour la préservation des quartiers chinois.

Des commerces et restaurants du quartier chinois de Toronto.

L'embourgeoisement du quartier chinois inquiète des leaders communautaires.

Photo : Radio-Canada / Julie-Anne Lamoureux

Des leaders communautaires réclament une protection patrimoniale afin de préserver le quartier chinois, menacé par l’embourgeoisement et les projets immobiliers. Les mécanismes de protection seraient toutefois limités, selon un conseiller municipal.

Lili Tran vend des articles pour la maison au magasin Tap Phong, une boutique emblématique du quartier chinois.

L’entrepreneuse tient à tout prix à préserver le quartier chinois et l’héritage de son grand-père, qui a fondé la boutique en 1989. Il voulait juste donner une meilleure vie à sa famille. Son souhait était que les futures générations puissent poursuivre son rêve, raconte-t-elle.

Lili Tran s'exprime à la caméra devant sa boutique.

Lili Tran vend des articles pour la maison au magasin Tap Phong, une boutique fondée par son grand-père dans le quartier chinois de Toronto.

Photo : Radio-Canada

À Toronto, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une meilleure protection du quartier chinois, dont celle de la présidente du Conseil national sino-canadien pour la justice sociale, Amy Go. Nous devons être conscients des forces qui changent la nature de notre communauté, notamment en matière de développement immobilier et commercial. Nous voulons que notre communauté reste bien présente dans le quartier , explique-t-elle.

Amy Go souhaite que les personnes qui vivent et travaillent dans le quartier puissent continuer à avoir une vie sociale et des possibilités sur le plan économique. Elle réclame une protection patrimoniale.

« Nous voulons que les gens puissent continuer à se rassembler et appeler ce quartier leur quartier. »

— Une citation de  Amy Go, présidente du Conseil national sino-canadien pour la justice sociale

Une mobilisation nationale

Depuis quelques mois, les représentants des communautés chinoises de Montréal, Winnipeg, Edmonton, Calgary, Vancouver et Toronto demandent au gouvernement fédéral un plan pour protéger les quartiers chinois du Canada d’un océan à l’autre.

À Montréal, la mairesse, Valérie Plante, y est allée de son propre plan d’action pour protéger et relancer le quartier chinois. Un plan dont elle a dévoilé les détails le 18 juin dernier. La Ville compte notamment développer des logements sociaux, offrir un meilleur accès piétonnier au quartier et accompagner la communauté dans la création d’une association de commerçants.

Amy Go aimerait voir un plan similaire naître à Toronto. Nous souhaitons de la part de notre maire un plan de développement abordable et durable pour les personnes qui travaillent et vivent ici, réclame-t-elle.

Amy Go s'exprime à la caméra dans le quartier chinois de Toronto.

La présidente du Conseil national sino-canadien pour la justice sociale, Amy Go, réclame une meilleure protection du quartier chinois.

Photo : Radio-Canada

Megan Ip a cofondé l’agence de communication Spectre à Toronto. Elle travaille régulièrement avec une association qui vise à soutenir le développement du quartier chinois, le Toronto Chinatown Business Improvement Area.

« C’est très inquiétant. Ce n’est pas une question de seulement préserver les bâtiments. Il faut préserver aussi la culture, la mémoire et les souvenirs des gens.  »

— Une citation de  Megan Ip, cofondatrice de l'agence de communication Spectre

Elle aimerait qu’un centre culturel naisse au cœur du quartier chinois, pour au moins avoir un endroit qui est protégé.

Un champ d'action limité

D'après le conseiller municipal torontois Mike Layton, les pouvoirs de la Ville Reine en matière de protection du patrimoine ne protègent pas les éléments culturels d’un espace, mais seulement les bâtiments en tant que tels. Selon lui, la Ville n’a donc aucun mot à dire sur le choix des locataires d’un immeuble ou encore sur le type de commerce qu'on peut y exploiter.

Le conseiller cherche cependant des solutions, car, selon lui, l'embourgeoisement du quartier est inacceptable. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire, affirme-t-il.

Il propose plutôt d’interdire aux propriétaires de louer leurs espaces à de grandes chaînes de magasins pour assurer la survie des petites entreprises du quartier. Plus tard, il voudrait que la Ville se dote d’un plan culturel pour mieux protéger le quartier chinois.

Avec les informations de CBC

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