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Un film tourné à Normandin en vedette à Cannes

Virgile Ratelle

Le réalisateur Virgile Ratelle participera au Short Film Corner qui se tient en marge du Festival de Cannes pour son court métrage tourné au Lac-Saint-Jean.

Photo : Facebook/Virgile Ratelle

Radio-Canada

Il y aura un petit peu du Lac-Saint-Jean lors du prochain Festival de Cannes. Un film tourné à Normandin a été retenu pour la portion de l’événement consacrée aux courts métrages qui se déroulera du 12 au 16 juillet.

Avec Lost dans l’Paradise, le réalisateur Virgile Ratelle s’est incrusté dans le monde d’adolescents vivant en région éloignée. Sa démarche a été un long processus à partir du début de la pandémie.

Comme la majorité des Québécois, quand la pandémie est arrivée (en mars 2020), tout le monde était en confinement, puis au printemps, quand il a commencé à faire beau, je me suis remis à faire du skate et je me suis remis à vivre un peu comme un adolescent de 15 ans, c’est-à-dire pas de responsabilité d’adulte, beaucoup de temps libre et je pouvais faire du skate quand je le voulais. C’est vraiment quand j’ai fait un tour au parc de planches à roulettes de Chicoutimi et que j’ai entendu un petit gars de huit ans qui essayait une manœuvre qu’il ne réussissait jamais et il s’est mis à sacrer comme un monsieur de 60 ans, je me suis dit là, il y a quelque chose, a-t-il raconté au micro de l’émission Place publique, vendredi.

Il ne s'en cache pas : il a été la première personne surprise lorsqu'il a été informé que son oeuvre serait en vedette au Short Film Corner, la mouture consacrée aux courts métrages du Festival de Cannes.

Personnellement, je ne m’attendais jamais à ça. J’avais comme idée que ce film-là allait être vu par à peu près trois personnes au fond d’un sous-sol dans un festival obscur en Bulgarie. Quand j’ai appris que ça a été pris pour Cannes, ça a été une sapré surprise, a-t-il lancé.

Des témoignages poignants

Le réalisateur a été stupéfait par les confidences recueillies auprès d’une dizaine de jeunes derrière sa lentille. Ces jeunes ont été recrutés après une visite à la Polyvalente de Normandin. Il a choisi les protagonistes à l’aide des réponses qu’ils avaient fournies à un questionnaire en lien avec le sujet du documentaire.

J’ai découvert des jeunes qui sont vraiment amoureux de leur région. Honnêtement, j’avais un peu comme idée que les jeunes voulaient un peu s’en aller de leur région, abandonner ces grands espaces vides et essayer de découvrir la ville, mais au final, c’est tout le contraire, a souligné Virgile Ratelle, qui est originaire de la Montérégie.

Il estime que le fait de provenir de l’extérieur de la région l’a aidé dans la réalisation de son court métrage. Cela lui a permis d’avoir un pas de recul et d’observer différemment les éléments qui la définissent.

Le film sera à l’affiche dans d’autres festivals au cours des prochains mois. Virgile Ratelle ne sait toujours pas à quel moment il sera disponible pour le public québécois.

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