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Les marais des Prairies à l’épreuve de la sécheresse

Le Centre d'interprétation du marais Oak Hammock, entouré d'eau.

Le marais Oak Hammock est situé au nord de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que les Prairies battent des records de chaleur, asséchant champs et forêts, les marais résistent à la canicule. Le marais Oak Hammock, au Manitoba, se porte à merveille malgré la sécheresse.

Ce marais, doté d’un centre interprétatif, est situé à une quarantaine de minutes au nord de Winnipeg. Le responsable du marketing et des communications, Jacques Bourgeois, n’est pas préoccupé par la chaleur.

Le marais, c’est un endroit qui vient emmagasiner l'eau au printemps et la relâche, tranquillement, durant l’été. Donc, ce n'est pas vraiment une grosse préoccupation pour les marais, explique-t-il.

Certaines plantes qui poussent à l’extérieur de l’eau n’égalent pas les hauteurs habituelles en raison de la sécheresse, mais cela ne nuit aucunement à la biodiversité, selon M. Bourgeois.

Il y a même certains avantages, notamment en ce qui concerne la propagation des graines de plantes. Ainsi, sécheresse ou pas, le marais Oak Hammock profite de l’été pour assécher volontairement certaines de ses cellules d’eau qui sont connectées avec des valves.

On a ouvert les valves du côté ouest pour que l'eau puisse s’écouler vers l'autre cellule à côté. Et on voit, présentement, qu’il y a une pompe qui pompe l'excédent d’eau dans la cellule numéro 2. Donc, d’ici les prochaines semaines, ça devrait être complètement à sec.

Jacques Bourgeois souriant devant un marais.

Le responsable du marketing et des communications du marais Oak Hammock, Jacques Bourgeois

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

La capacité des marais à supporter des changements d’humidité contribue à la longévité de l’environnement, note-t-il.

Il y a différents types de marais. Le nôtre, c’est un gros marais de type 4. Donc il y a pratiquement toujours de l’eau dans notre marais. C’est une eau qui vient de source artésienne qui sort du sol, donc il n’y a vraiment pas de différence entre un marais il y a 10 ans, il y a 20 ans ou un marais aujourd’hui. Moi, je pense que dans 10-15 ans, ça va être pas mal semblable, affirme Jacques Bourgeois.

En période de sécheresse, les marais peuvent aussi venir en aide aux agriculteurs, note-t-il.

C’est sûr que les producteurs agricoles, présentement, c’est eux qui souffrent le plus de la sécheresse. S’ils ont des marais sur leur terrain, ça va quand même assez bien, parce que le marais va emmagasiner, un peu, ou capturer cette eau. Et puis la garder, puis la relâcher, tranquillement au cours de l’été. Même durant la sécheresse.

Avec les informations de Charles-Étienne Drouin

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