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Plus d'emplois que prévu aux États-Unis, mais un taux de chômage en légère hausse

Des personnes marchent dans un quartier de Manhattan à New York.

Le département américain du Travail a dévoilé les nouveaux chiffres du gouvernement sur l'emploi.

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Agence France-Presse

Aux États-Unis, l'économie a créé plus d'emplois que prévu en juin, mais le marché de l’emploi est loin d'être remis de la pandémie, a annoncé vendredi le département du Travail, faisant état d'un taux de chômage en légère hausse.

Au total, 850 000 emplois ont été créés contre 680 000 attendus par un consensus d'analystes. Mais le taux de chômage est remonté à 5,9 % (+ 0,1 point) avec un nombre de personnes sans emploi inchangé de 9,5 millions de chômeurs.

Ces données sont considérablement en baisse par rapport à leurs sommets d'avril 2020, mais restent bien au-dessus de leurs niveaux d'avant la pandémie de coronavirus, a commenté le ministère dans un communiqué, rappelant qu'en février 2020, le taux de chômage était de 3,5 % et que 5,7 millions de personnes n'avaient pas de travail.

Joe Biden, qui a fait de l'emploi sa priorité, devait commenter en milieu de matinée ce rapport de juin. En attendant, les chiffres du ministère ne donnent qu'une vue parcellaire de la situation du mois qui vient de s'achever puisque les données ne sont récoltées que pour la première moitié du mois.

Une peur du virus toujours présente

Sans surprise, des gains d'emplois notables ont eu lieu dans les secteurs des loisirs et de l'hôtellerie qui ont le plus souffert des mesures de restriction liées à la COVID-19. Mais une campagne de vaccination efficace a permis la réouverture à plein régime de nombreuses entreprises.

D'autres gains importants ont eu lieu dans l'enseignement public et privé avec la réouverture annoncée de nombreuses écoles à la prochaine rentrée. Les économistes s'attendaient à un rapport sur l'emploi très solide, certains tablant jusqu'à un million de créations d'emplois.

Mais le marché de l'emploi reste confronté à une myriade de difficultés : l'inadéquation entre emplois et profils des chômeurs, de nombreux chômeurs dans l'incapacité de retravailler faute de trouver une garde pour leurs enfants ou la peur du coronavirus toujours présente.

Une affiche sur la vitre d’un restaurant de Los Angeles, en Californie

Après plus d'un an de restrictions sanitaires dues à la pandémie de coronavirus, de nombreux emplois dans les restaurants, les magasins de détail et les bars ne sont toujours pas pourvus aux États-Unis, notamment en Californie qui enregistre pourtant un fort taux de chômage.

Photo : AFP / Frederic J. Brown

Certains chômeurs ont, eux, d'autres aspirations professionnelles et ont donc décidé de prendre leur temps plutôt que d'accepter n'importe quelle offre tandis que certains salariés démissionnent parce qu'ils ne veulent pas revenir au bureau et recherchent un emploi en télétravail.

Face à la demande et à l'augmentation de l'activité, les employeurs multiplient les offres assorties de bonus ou d'avantages pour motiver les candidats. De leur côté, les républicains incriminent les allocations chômage très généreuses depuis le début de la pandémie qui permettent à certains chômeurs peu qualifiés de gagner plus que lorsqu'ils occupaient des emplois peu rémunérés.

Les États républicains ont commencé à anticiper le retrait de ces allocations, mais leur véritable impact n'apparaîtra que dans les données du mois de juillet. En juin, le taux de participation au marché de l'emploi est resté inchangé à 61,6 %, soit 1,7 point de pourcentage en moins qu'en février 2020, c'est à dire avant le début de la pandémie.

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