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Près de trois ans de prison requis contre deux complices de la fuite de Ghosn

Carlos Ghosn, assis, fait un geste de la main.

Carlos Ghosn, lors d'une entrevue accordée à l'agence Reuters, le 14 janvier 2020, à Beyrouth.

Photo : Reuters / Mohamed Azakir

Agence France-Presse

Des procureurs japonais ont requis vendredi presque trois ans de prison ferme à l'encontre de deux Américains jugés à Tokyo pour avoir aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon, fin 2019, alors qu'il était en liberté sous caution.

Une peine de 2 ans et 10 mois de prison a été requise contre Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et une peine de 2 ans et demi pour son fils Peter.

La fuite de M. Ghosn du Japon a considérablement enfreint la justice pénale de notre pays, a souligné vendredi un procureur devant le tribunal.

C'était un acte criminel très sophistiqué et effronté, a ajouté ce procureur, jugeant extrêmement grave la responsabilité de Michael Taylor qui a joué un rôle central dans l'opération.

Lors de la première audience de leur procès le 14 juin, les Taylor n'avaient pas contesté les faits qui leur sont reprochés. Ils avaient été arrêtés en mai 2020 aux États-Unis puis extradés au Japon en mars de cette année.

Deux hommes attendent devant un guichet des douanes dans un aéroport.

L'Américain Peter Taylor (au guichet) et le Libanais George-Antoine Zayek (derrière lui), lors de leur passage aux douanes de l'aéroport d'Istanbul, le 30 décembre 2019. Selon la justice japonaise, ils avaient exflitré Carlos Ghosn du Japon quelques heures plus tôt.

Photo : La Presse canadienne / AP/DHA

Mardi, les deux hommes ont dit devant le tribunal qu'ils regrettaient profondément leurs actes.

La fuite de M. Ghosn s'était déroulée dans des circonstances rocambolesques : il s'était notamment caché dans un gros caisson de matériel audio pour éviter les contrôles à l'aéroport. Il avait rejoint Beyrouth via Istanbul avec des jets privés loués pour l'occasion.

Depuis, le Franco-libano-brésilien vit en permanence au Liban, restant ainsi hors d'atteinte de la justice japonaise puisque le pays du Cèdre n'extrade pas ses ressortissants.

Fin 2019, l'ancien grand patron de Renault et Nissan était en liberté sous caution à Tokyo avec l'interdiction de quitter le territoire japonais, en attendant l'ouverture d'un procès pour malversations financières présumées de sa part chez Nissan, qu'il a toujours niées.

Sa fuite avait eu un énorme retentissement mondial et profondément humilié les autorités japonaises.

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