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Un premier produit sur les tablettes de la SQDC pour Cultures Angers d’Amos

Des feuilles de cannabis dans une salle intérieure, sous des lumières.

Du cannabis en production chez Cultures Angers.

Photo : Gracieuseté de Cultures Angers

Martin Guindon

Le microproducteur Cultures Angers d’Amos offre un premier produit sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

Le Harricana - Cake N’ Chem est disponible en succursale partout au Québec depuis environ une semaine, sous la bannière du collectif DLYS.

Il s’agit du fruit de deux ans et demi de travail pour les frères Sylvain, Éric et Michel Angers, puisque l’idée est née en janvier 2019. Il s’agit des trois seuls employés de cette entreprise familiale. Ils tirent leur inspiration de leur mère, passionnée d’horticulture.

C’est un aboutissement, un accomplissement, un gros soulagement après deux ans et plus de travail. Admettons qu’on est bien bien contents de voir notre produit sur les tablettes. La construction, l’attente des permis, c’est un processus bien long, qui demande énormément d’énergie. C’est tout un casse-tête. C’est beaucoup, beaucoup de travail, souligne Sylvain Angers.

Des plants de cannabis sous des lumières.

Les installations de Cultures Angers.

Photo : Gracieuseté de Cultures Angers

Disons que ça fait du bien. Je n’ai jamais eu de projets qui aiguisent la patience autant. Toutes les démarches ont été longues. Tout ça demande beaucoup de patience. C’est deux ans et demi avant d’avoir un produit sur les tablettes, mais aussi avant d’avoir un chèque. Le financement est très difficile. Les caisses, on oublie ça tout de suite. Il faut s’autofinancer ou aller du côté du privé, renchérit Éric Angers.

Une deuxième génétique

Cette première génétique est en fait un croisement entre le Wedding Cake et le Star Dog. Je pense que les connaisseurs connaissent cette génétique-là. C’est une génétique très douce. À date, elle est bien reçue. En général, les gens l’apprécient bien. Ce n’est pas un produit trop dur. C’est accessible à tout le monde, estime Sylvain Angers.

Maintenant que cette première étape est franchie, Cultures Angers doit maintenant soutenir la production pour approvisionner les succursales de la SQDC.

Les trois hommes debout devant un bâtiment.

Les frères Sylvain, Michel et Éric Angers de Cultures Angers, devant leurs installations à Amos

Photo : Gracieuseté de Cultures Angers

On a une récolte toutes les trois semaines. Il devrait tout le temps y en avoir sur les tablettes au fur et à mesure. Un coup que c’est sorti, nous, on dit que c’est juste le roulement. Après ça, ça va se vendre. L’argent va commencer à rentrer et on est déjà en train de développer une autre génétique. On va bientôt avoir deux sortes de cannabis sur les tablettes, confie Éric Angers.

Un collectif

Cultures Angers rejoint ainsi MindiCANNA, également d’Amos, et LaHoja, de la Beauce, au sein du collectif de cannabis artisanal DLYS soutenu par Rose ScienceVie. Sa marque sera le Harricana au sein de la bannière, alors que MindiCANNA est associé à la marque Amos.

Le collectif DLYS a été créé en étroite collaboration avec la SQDC pour aider les microproducteurs québécois à amener leurs produits sur les tablettes de la SQDC. Donc, les microproducteurs se concentrent sur ce qu’ils savent faire le mieux, soit de faire pousser du cannabis de qualité, et nous, chez Rose, on amène notre expertise de mise en marché. On travaille avec la SQDC, on s’occupe de l’emballage, on s’assure que du côté réglementaire tout est fait correctement avec Santé Canada, etc., explique Valentine Vaillant, vice-présidente des ventes et du marketing chez Rose ScienceVie.

Le collectif compte actuellement trois microproducteurs, mais ce nombre devrait croître au cours des prochains mois. On en a beaucoup d’autres qui s’en viennent et avec lesquels on a déjà des accords. Ils sont en train de produire et de cultiver leurs produits en ce moment. Le temps de culture prend un certain nombre de mois. Du moment de la licence au moment de la mise en marché, il y a toujours un petit délai d’au moins 4 à 5 mois, fait valoir Mme Vaillant.

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