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Le ministre de l'Environnement exige des changements au chantier du Club Med de Charlevoix

Le Club Med Québec Charlevoix en construction, vu de l'intérieur du bâtiment principal

Le Club Med Québec Charlevoix en construction, vu de l'intérieur du bâtiment principal

Photo : Radio-Canada / Alexandre Duval

Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette, exige que groupe Le Massif cesse d’émettre des contaminants dans l’environnement et qu’il remette à l’état d’origine les sites contaminés par les travaux de construction du futur Club Med de Charlevoix.

Il a émis le 23 juin une ordonnance à l’endroit des sociétés Le Massif et le Complexe Hôtelier Massif de Charlevoix.

Depuis le début des travaux en 2018, le ministère de l’Environnement a émis huit avis de non-conformité et donné deux amendes concernant ces chantiers.

Léa Landry-Massicotte tient des sédiments qui sont apparus avec le ruissellement des eaux sur le Domaine à Liguori

Léa Landry-Massicotte tient des sédiments qui sont apparus avec le ruissellement des eaux sur le Domaine à Liguori.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Duval

Plusieurs problèmes

Les inspecteurs ont observé notamment des travaux de remblais et de déboisement effectués sans autorisation lors de l’aménagement de quatre pistes de ski.

Le manquement principal est le déversement de sédiments dans des cours d’eau qui traversent les chantiers, ainsi que dans une érablière.

Les avis de non-conformité les plus récents ont été émis en septembre 2020. Le Groupe Le Massif affirme avoir depuis entrepris plusieurs travaux afin de répondre aux demandes du ministère de l’Environnement.

Malgré tout, le 28 mai dernier, les inspecteurs du ministère ont entre autres observé que des sédiments sont toujours présents de manière significative aux pieds des arbres dans le Secteur de l’érablière, jusqu’à 20 cm d’épaisseur.

Benoit Charette, ministre de l'Environnement.

Benoit Charette, ministre de l'Environnement

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roussel

Ordonnance

Ces observations ont donc incité Benoit Charrette à émettre une ordonnance.

Plusieurs des mesures prévues, visant à atténuer l’impact des travaux sur l’environnement, n’ont pas été mises en place ou n’ont pas fait l’objet de la surveillance et de l’entretien nécessaires au maintien de leur efficacité. [...] Contrairement à ce que soutiennent les Sociétés dans leurs observations, les manquements constatés n’ont pas tous été corrigés, peut-on lire dans le document.

Collaboration du Massif

Le Groupe Le Massif dit prendre acte de l’ordonnance et assure qu’il va collaborer.

On est déçus. On pensait vraiment avoir réalisé ce qu'il fallait. Il semblerait que non. C'est évident que pour nous, notre territoire, c'est notre plus grande richesse. On va s'assurer que ce soit beau et que ça respecte les règles, a affirmé le vice-président et directeur général du groupe Le Massif, André Roy, au micro de l’émission Première heure.

André Roy, vice-président exécutif et directeur général du Groupe Le Massif

André Roy, vice-président exécutif et directeur général du Groupe Le Massif

Photo : Radio-Canada

Travaux débutés

Il souligne également qu’une partie des modifications demandées sont déjà en cours d’exécution.

On nous exige par exemple une étude hydrologique. Le mandat est déjà donné à un organisme spécialisé. On nous demande de tenir un registre, c'est déjà en place. On nous demande de faire des suivis après une année, trois ans, cinq ans. Nous allons le faire, illustre André Roy.

Parmi les autres mesures exigées, l’ordonnance demande au Massif de stabiliser les endroits remaniés ou mis à nu pour éviter l’érosion et le transport des sédiments vers les milieux naturels.

On demande aussi aux responsables d'effectuer une surveillance des lots et des mesures de contrôle des sédiments mis en place, sur une base quotidienne.

C'est sûr qu'il faut les contrôler. C'est un grand défi évidemment, on est sur une montagne. L'eau descend. On a eu des pluies importantes. On avait fait des ouvrages dont certains n'ont pas tenu. On a dû les refaire. L'ensemencement qu'on a fait l'année dernière n'a pas tenu, mentionne André Roy.

Le groupe Le Massif devra faire les travaux requis, faute de quoi le ministère se chargera de les faire exécuter aux frais de l’entreprise.

André Roy soutient que tout sera fait. Malgré l’ordonnance, les travaux de construction du Club Med de Charlevoix respectent l’échéancier. Le bâtiment doit être livré au Club Med le 1er octobre et l’ouverture est prévue le 3 décembre prochain.

Avec la collaboration d’Alexandre Duval

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