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La Ville de Montréal souhaite abolir les frais de retard dans ses bibliothèques

Pile de livres sur une étagère avec un livre ouvert et des livres rangés en arrière-plan.

Au Québec, 272 bibliothèques ont supprimé les frais de retard, dont celles de Laval, de Saint-Jérôme et de Baie-Comeau.

Photo : iStock / percds

Radio-Canada

La Ville de Montréal a annoncé mercredi son intention de libérer sa population des frais de retard dans les bibliothèques de ses 19 arrondissements.

Cette initiative épouse ainsi le mouvement Fine Free Librairies (Bibliothèques sans amendes), qui milite depuis 2017 pour l’abolition des frais de retard et des autres formes d’amendes.

Au Québec, 272 bibliothèques ont déjà supprimé les frais de retard, dont celles de Laval, de Saint-Jérôme et de Baie-Comeau.

Démocratiser l’accès à la culture

Les amendes données aux lecteurs et lectrices freineraient non seulement leur fréquentation des bibliothèques, mais constitueraient également une mesure peu efficace pour favoriser le retour des livres dans les délais permis.

Cette idée des frais de retard, c’est une vieille idée qu’on attache aux bibliothèques. [...] Même pour les gens qui remettent leurs livres en retard sur une base régulière, les frais de retard ne sont pas un incitatif [pour les rapporter à temps] , explique Denis Chouinard, président de l’Association des bibliothèques publiques du Québec, en entrevue avec l’animatrice Isabelle Richer de l’émission Le 15-18.

Le fait de mettre fin aux amendes contribue aussi à réduire les inégalités, car les personnes les plus vulnérables sont ainsi libérées d’un stress financier qui les pousse parfois à arrêter de se rendre dans ces institutions du savoir.

Avec cette abolition, nous nous assurons de ne laisser personne pour compte, a fait savoir par voie de communiqué la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Les revenus tirés des frais de retard ne représentent qu’une somme marginale pour une bibliothèque publique, selon Denis Chouinard. Le retrait de ces sommes, qui sont versées aux municipalités, n’affectera donc pas le fonctionnement des bibliothèques.

Démocratie montréalaise oblige, l’adoption de l’abolition des frais de retard devra être discutée dans chaque conseil d’arrondissement de la métropole.

La mesure devrait entrer en vigueur dans les bibliothèques publiques de Montréal au cours de l’automne 2021.

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