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Les objets connectés, plus populaires que jamais au Salon mondial du mobile

Illustration d'une personne qui jongle avec plusieurs objets connectés dans sa maison, soit un réfrigérateur, une montre, un téléphone intelligent, un grille-pain et un intercom.

La popularité des objets connectés a bondi de 37 % en 2020 par rapport à 2019.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Agence France-Presse

Des écouteurs nichés dans des boucles d'oreille en perles, une montre qui prend la température et une alliance surveillant les cycles de sommeil : le marché des gadgets connectés a profité de l'intérêt pour la santé et le télétravail suscité par la pandémie de COVID-19.

Une évolution qui fait partie des tendances évoquées au Salon mondial du mobile (MWC), qui se tient jusqu'à jeudi à Barcelone.

Alors que les ventes mondiales de téléphones intelligents ont chuté l'an dernier, celles d'objets connectés ont bondi de 37 % en 2020 par rapport à 2019, selon le cabinet de conseil Strategy Analytics.

Pour la première fois, les ventes mondiales de ces gadgets ont dépassé le demi-milliard d'objets et elles devraient dépasser celles de téléphones intelligents d'ici 2030, selon la même source.

Des oreilles aux mains

Les accessoires pour oreilles, comme les écouteurs sans fil, qui permettent de passer des appels et d'écouter de la musique, représentaient près des deux tiers des ventes d'objets connectés l'an dernier. Pour cause : beaucoup de personnes en télétravail ont investi dans des écouteurs compatibles avec les plateformes d'appels vidéo.

Viennent ensuite les gadgets pour poignets (36 % des ventes mondiales), avec notamment les montres connectées enregistrant le nombre de pas, le rythme cardiaque et même les niveaux d'oxygène.

Les gens font plus attention à leur santé, et ces objets connectés aident beaucoup.

Une citation de :Neil Mawston, de Strategy Analytics

La baisse des prix et le perfectionnement de ces accessoires, qui prennent de nouvelles formes, expliquent aussi la hausse des ventes, selon les analystes.

Le géant chinois Huawei a ainsi lancé une nouvelle montre connectée avant le début du salon de Barcelone, qui inclut pour la première fois un capteur de haute précision qui détecte la température de la peau.

Nous pensons que les fabricants vont continuer à ajouter des capteurs sur leurs appareils, déclare Leo Gebbie, analyste de CCS Insight, qui estime que 1,2 milliard d'objets connectés seront en circulation à la fin de 2025.

Il sera intéressant de voir ce qui peut être ajouté aux montres connectées, car je pense que les gens voudront de nouvelles fonctionnalités.

Une citation de :Leo Gebbie

Même si le marché reste dominé par les grands groupes comme Apple et Samsung, de plus petites entreprises axées sur des marchés bien particuliers sont en pleine croissance, selon Ramon Llamas, spécialiste des objets connectés du consultant IDC.

La firme indienne boAt est ainsi devenue le cinquième fabricant mondial de gadgets connectés en visant uniquement l'Inde avec des écouteurs sans fil à bas prix.

Mais avec le dédoublement des entreprises sur ce créneau, leurs produits deviennent de plus en plus difficiles à différencier pour les consommateurs et consommatrices, selon ce que dit M. Gebbie.

Une industrie innovante

Les progrès dans le design nourrissent aussi l'attractivité des gadgets, alors que la miniaturisation des composants et batteries permet de créer des objets qui ne ressemblent plus à des objets électroniques.

La société allemande Nova a ainsi présenté au congrès de Barcelone des écouteurs sans fil intégrés dans des boucles d'oreilles en perles. L'appareil utilise une technologie brevetée qui envoie directement le son depuis le lobe de l'oreille jusque dans le conduit auditif, sans déperdition de son.

L'entreprise finnoise Oura propose une bague qui enregistre les données physiques de la personne qui la porte (sommeil, pas, rythme cardiaque, température). L’alliance, proposée en différents métaux, dont l'un avec un diamant incrusté, a été adoptée par de grandes équipes sportives américaines et par le prince Harry.

Mais pour Leo Gebbie, la population s’est de toute façon habituée à l'apparence des objets connectés, et le besoin de faire en sorte qu'ils se fondent dans le paysage a un peu disparu.

Quand les montres connectées sont apparues, ce n'était pas forcément très bien vu d'en porter, ça faisait un peu technomane (geek). Mais je crois que la perception des gens a beaucoup changé, estime-t-il.

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