•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Maladie de Lyme : l’ouest de Montréal passe en zone endémique

Une tique engorgée de sang.

Certaines régions du Québec connaissent une progression de la maladie de Lyme, transmise par les tiques de plus en plus présentes à travers la province.

Photo : getty images/istockphoto / Ian_Redding

Radio-Canada

Les tiques porteuses de la maladie de Lyme gagnent toujours plus de terrain au Québec. L’ouest de l’île de Montréal est désormais considéré comme une zone endémique, une première pour ce secteur, indique l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Une dizaine de municipalités à risque d’acquisition de la maladie de Lyme voient ainsi leur statut rehaussé au palier endémicité à partir des données de surveillance établies en 2020.

Les municipalités concernées sont notamment Baie-D’Urfé, Beaconsfield, Dollard-des-Ormeaux, Dorval, Kirkland, L’Île-Dorval, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue et Senneville.

Si les autres secteurs de Montréal ne sont pas considérés comme étant endémiques, le risque reste toutefois présent, prévient la santé publique, car les tiques peuvent se déplacer en fonction du trajet de la base sur laquelle elles s’accrochent.

La maladie de Lyme


Elle se manifeste généralement par une lésion de la peau appelée érythème migrant ainsi que par des symptômes non spécifiques, comme la fatigue, la fièvre, les maux de tête et les douleurs musculaires et articulaires. Si elle n’est pas traitée, elle peut évoluer en maladie dite multisystémique, indique l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

Prospérité au sud

Les niveaux de risque (Nouvelle fenêtre) sont déterminés à partir des cas recensés de maladie de Lyme, mais aussi grâce à une surveillance acarologique active (tiques recueillies sur le terrain), ainsi qu’à une surveillance passive (tiques retrouvées sur des humains et transmises par les médecins au Laboratoire de santé publique du Québec).

La Dre Noémie Savard, médecin spécialiste en santé publique à la Direction régionale de santé publique de Montréal, explique cette aggravation de statut par la prospérité de l’espèce dans le sud du Québec. Il y a des populations de tiques qui y vivent et reviennent chaque année, précise-t-elle en entrevue à l'émission Le 15-18.

« Les tiques s’accrochent et restent plusieurs heures, mais si elles restent accrochées moins de 24 h, le risque [de contracter la maladie de Lyme] est quasiment nul. »

— Une citation de  Dre Noémie Savard, médecin spécialiste en santé publique à la Direction régionale de santé publique de Montréal

Leur progression graduelle sur un territoire toujours plus grand, d’année en année, pourrait être rendue possible par des animaux qui parcourent de grandes distances et sur lesquels les tiques se fixent.

La Dre Noémie Savard rappelle donc que des spécimens porteurs de maladie peuvent se retrouver partout au Québec, même dans les municipalités qui ne sont pas considérées comme endémiques. Aucun risque toutefois d'en trouver en zone urbaine, sur le béton et les trottoirs, rassure-t-elle.

Le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie est d’éviter de rencontrer les tiques, poursuit Mme Savard. Elle rappelle les précautions à prendre notamment pour les amateurs de randonnée, qui sont les plus exposés aux tiques : éviter les boisés et les herbes hautes et marcher plutôt au milieu des sentiers.

Elle préconise le port de pantalons, de manches longues et de souliers fermés pour limiter les risques d’exposition aux tiques. Il faut aussi examiner son corps et son linge après qu’on ait fait des activités dans la nature pour retirer une tique éventuelle, suggère-t-elle.

En cas de piqûre, il faut appeler Info-Santé 8-1-1. Si la personne piquée présente de la fièvre ou une rougeur sur la peau dans le mois qui suit, il est préférable de consulter un médecin.

Un antibiotique préventif peut également être prescrit lorsqu’une personne est infectée par une tique.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !