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Le dôme de chaleur dans l'Ouest, un signal « menaçant » du changement climatique

Un homme laisse de l'eau couler sur sa tête dans l'espoir de se rafraîchir.

Des températures extrêmes ont battu des records dans plusieurs communautés de la Colombie-Britannique et de l'Alberta.

Photo : ben nelms/cbc

Radio-Canada

Alors que le dôme de chaleur qui a fait de nombreux morts et donné lieu à des records de température en Colombie-Britannique et en Alberta se déplace lentement vers l’est, des climatologues affirment que les phénomènes extrêmes s'intensifient et deviendront plus fréquents en raison du réchauffement climatique.

Mardi, la communauté de Lytton a fracassé, pour la 3e journée consécutive, le record de température canadien, avec 49,6 °C.

La situation étonne et inquiète Simon Donner, climatologue à l’Université de la Colombie-Britannique. Nous nous attendons à voir davantage de vagues de chaleur extrêmes à l'avenir parce que nous ajoutons des gaz à effet de serre à l'atmosphère, mais cela dépasse ce à quoi je m'attendais.

Avoir une vague de chaleur aussi longue et aussi forte au Canada est complètement sans précédent dans l'histoire.

Une citation de :Simon Donner, professeur de climatologie à l’Université de la Colombie-Britannique
Un homme profite de la station de brumisation pour s'asperger la tête d'eau.

La Ville de Vancouver a installé des stations de brumisation.

Photo : Radio-Canada / Justine Beaulieu-Poudrier

Cette vague de chaleur a quelque chose de différent, croit Joseph Shea, professeur de géomatique environnementale à l'Université du Nord de la Colombie-Britannique. J'essayais de trouver un mot pour la décrire et je pense que ce mot est menaçant. C'est vraiment une chaleur dangereuse.

La vague de chaleur a démontré combien les Britanno-Colombiens doivent encore s'adapter aux conditions climatiques changeantes.

Le Service des coroners enregistre une hausse marquée des morts subites et signale 233 appels de vendredi à lundi. Ces décès font l'objet d'enquêtes, mais la chaleur accablante est suspectée dans la majorité des cas.

Seulement le tiers de la population utilise la climatisation, selon une enquête menée par BC Hydro en 2020.

Les ventes de climatiseurs et de ventilateurs ont augmenté au cours des derniers jours, et un grand nombre de personnes se sont réfugiées dans des hôtels pour échapper à la chaleur de leur logement.

Risque d’incendie

Ces changements correspondent aux prévisions des scientifiques en lien avec le réchauffement de la planète, écrit Environnement Canada dans un communiqué.

Les températures extrêmement élevées deviendront plus fréquentes et plus intenses, reconnaît l’agence météorologique fédérale. Cela augmentera la gravité des vagues de chaleur et entraînera une hausse des risques de sécheresse et d’incendie de forêt.

Nous avons appris, au cours des dernières années, que les feux de forêt n'ont pas besoin d'être près de nous pour que nous en subissions les conséquences, dit Simon Donner, en référence au ciel enfumé qui a recouvert le sud de la Colombie-Britannique l’an dernier.

Par ailleurs, le dôme de chaleur entraîne une dégradation de la qualité de l’air dans la province.

Les changements à venir en ce qui concerne les événements météorologiques extrêmes soulignent le besoin de mieux préparer les Canadiens à s’adapter aux changements climatiques et à renforcer la résistance face aux phénomènes météorologiques extrêmes, souligne Environnement Canada.

Avec des informations d'Alex Migdal

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