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Canicule et sécheresse, les agriculteurs de l’Ouest en payent le prix

Un champ de canola à la fin juin en Saskatchewan lors d'une sécheresse.

Les conditions climatiques actuelles permettent également aux populations d'insectes de croître. (archives)

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

La canicule qui sévit en ce moment sur une bonne partie de l’Amérique du Nord aura vraisemblablement des conséquences sur les récoltes et le portefeuille des agriculteurs.

On a fait des contrats avec des prix plus élevés que d’habitude. On s'attendait à une bonne année, mais ça se peut encore. Moi je ne me décourage pas comme ça. On va voir, ça peut changer juste comme ça, explique Joe Poirier, un agriculteur fransaskois de Bellegarde.

Le fermier de Saint-Denis, Michel Lepage, a semé environ 1000 acres de blé, de canola et de moutarde jaune cette année.

Selon lui, le manque d’humidité pourrait poser problème. Il espère une pluie miracle qui pourrait sauver la récolte.

Le fermier Michel Lepage sur sa ferme à Saint-Denis en Saskatchewan par une belle journée d'été.

Les conditions caniculaires rendent la vie difficile aux fermier de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

La chaleur et la sécheresse sont source de danger pour les plants de blé et de canola.

Ce qui survivra jusqu’à la récolte vaudra ainsi davantage, poussant même les prix à de nouveaux sommets.

Si tu regardes les prix d’aujourd’hui, tu peux voir que l’industrie sait qu’il y a une sécheresse, à la grandeur des Prairies et des États-Unis. Ça a une influence positive sur les prix, ajoute Michel Lepage.

Mardi, les contrats pour le blé printanier (ainsi nommé puisqu’on le plante au printemps et le récolte au cours de l’été) s’échangeaient à 8,34 dollars américains le boisseau à la bourse des grains de Minneapolis. Il s’agit du prix le plus élevé depuis 2013.

La valeur du boisseau de blé printanier a augmenté de 10 % au cours de la semaine.

Les conditions caniculaires que l’on vit actuellement peuvent diminuer la qualité et la quantité des récoltes.

Aux États-Unis, seuls 20 % des récoltes de blé printanier sont actuellement considérées comme étant de bonne ou d’excellente qualité, selon le département américain de l’Agriculture.

À titre comparatif, ce pourcentage s’élevait à 70 % au même moment l’année dernière.

La ville de Regina à l'horizon.

Les insectes prospèrent dans ces conditions, au grand désarroi des agriculteurs.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Des récoltes de canola en danger

La situation n’est guère meilleure en ce qui concerne le canola.

Stephen Vandervalk, un agriculteur de la région de Calgary, croit que cette année sera la pire récolte de l’histoire.

Selon lui, la situation du canola est encore pire que celle du blé, surtout en comparaison avec l’année dernière qui fut excellente.

La chaleur et la sécheresse font monter les prix ici aussi : la tonne métrique de canola se vendait 800 dollars lundi, un sommet depuis 1982.

Stephen Vandervalk estime qu’il ne pourra récolter que 70 000 boisseaux cette année alors que ce nombre s’élève habituellement à 300 000.

Malgré tout, il se considère comme étant chanceux : il croit que certains agriculteurs d’autres régions feront face à des récoltes encore pires que la sienne. Ils ne pourront même pas récolter.

Pour aggraver la situation, la canicule permet aux insectes de prospérer.

Avec une telle chaleur et une telle sécheresse, les insectes sont déchaînés explique Stephen Vandervalk. Avec dame Nature, lorsque ça va mal, ça va vraiment mal.

Avec les informations de Pete Evans et Nicole Lavergne-Smith

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