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Chandail orange : ce n'est qu'un point de départ, disent des Autochtones

Des chandails orange lors d'un rassemblement le 1er juin 2021 au pensionnat autochtone de Muskowekwan, en Saskatchewan, afin de rendre hommage aux 215 dépouilles du pensionnat de Kamloops.

Des chandails orange lors d'un rassemblement le 1er juin 2021 au pensionnat autochtone de Muskowekwan, en Saskatchewan, afin de rendre hommage aux 215 dépouilles du pensionnat de Kamloops.

Photo : CBC / Kirk Fraser

Radio-Canada

Alors que les Ontariens répondent en grand nombre à l’appel de porter un chandail orange en signe de soutien aux Premières Nations à l'occasion de la fête du Canada, des voix autochtones s'élèvent pour réclamer plus.

Nous ne cessons d’en réimprimer, explique Adam Sturgeon de Rezonance Printing, une entreprise autochtone de London. Celui-ci travaille en partenariat avec l’organisme Atlohsa Family Healing Services et un artiste autochtone local pour la création et la distribution de chandails orange.

Cette initiative s'inscrit dans le large mouvement de solidarité envers les Premières Nations dans la foulée de la découverte de tombes anonymes sur le site d’anciens pensionnats en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Plusieurs communautés ont aussi encouragé les Canadiens à porter de l'orange en signe de soutien à l'occasion de la fête du Canada.

Hawlii Pichette est l'artiste qui a conçu l'imprimé du chandail. Celui-ci montre une flamme entourée de deux silhouettes de visage d'enfant. Elle explique avoir voulu rendre hommage à ceux qui ont été forcés de fréquenter les pensionnats, leur esprit et leur expérience. La tortue qui encercle la flamme et les visages représente, quant elle, la vérité.

J'ai choisi d'utiliser cela parce que j'ai l'impression que la campagne Every Child Matters vise à sensibiliser. La sensibilisation, c'est aussi la vérité, explique-t-elle.

Un affiche montre un chandail portant un dessins . À gauche, une inscription en anglais donne le nom de la campagne Rallumer le feu de l'espoir.

Plus de 2000 chandails créés à London pour sensibiler le public au sort des Premières Nations ont été vendus en quelques jours.

Photo : Soumise par Atlohsa Family Healing Services

Un appel à l'action

Si la popularité des chandails encourage les initiateurs du projet, ces derniers mettent en garde le public de se contenter de les porter.

Je pense que c'est important [pour les gens de porter ces chandails], mais c'est la partie émergée de l'iceberg, note M. Sturgeon, qui est membre de la Première Nation Chippewa de la Tamise. Porter de l'orange est quelque chose que nous devons faire pour commencer à montrer notre solidarité, mais l'action est ce que nous recherchons.

Même son de cloche chez Alana Lees, directrice du développement de l'organisme Atlohsa Family Healing Services.

Je pense que c'est vraiment génial qu'un réveil collectif ait lieu en ce moment, mais je pense aussi qu'il est important que les conversations se poursuivent.... Nous avons besoin que la communauté non autochtone partage sa voix, se tienne debout, écrive à nos députés et soit notre alliée, souligne-t-elle.

Je ne veux pas que les gens se laissent entraîner dans la diffusion de la responsabilité pour dire : ''OK, j'ai mon t-shirt orange, c'est bon''. Ce n'est que le début.

Une citation de :Alana Lees, directrice du développement à Atlohsa Family Healing Services

Des chandails pour une bonne cause

En début de semaine, plus de 2000 chandails avaient été vendus, soit quatre fois plus que les ventes habituelles, indique Mme Lees.

Tous les bénéfices seront versés au programme Mino Bimaadiziwin de l'organisme Atlohsa qui vient notamment en aide aux enfants et jeunes victimes d'abus dans leur famille ou la communauté.

Pour Mme Lees, au-delà de l'achat de ce chandail, ceux qui cherchent des moyens de soutenir davantage la communauté peuvent le faire en faisant des recherches, en se renseignant sur les communautés autochtones locales, en soutenant les entreprises autochtones et en sensibilisant les gens, que ce soit en parlant à leurs voisins ou en écrivant aux politiciens locaux.

Avec des informations de CBC

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