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Des inflammations cardiaques liées aux vaccins de Pfizer et de Moderna

Des photos de fioles de vaccin juxtaposées.

Les vaccins de Pfizer-BioNTech (gauche) et de Moderna devraient offrir une protection contre le nouveau variant de la COVID-19, selon les experts.

Photo : offerte par Pfizer|Eduardo Munoz/Pool/Reuters

Radio-Canada

Une étude rendue publique mardi montre qu’un taux plus élevé que prévu d’inflammation cardiaque a été constaté chez les membres de l’armée américaine après l'inoculation du vaccin de Pfizer ou de Moderna.

Les auteurs de l’étude précisent toutefois que la maladie est extrêmement rare.

Selon les données de l’étude, 23 hommes en bonne santé, âgés en moyenne de 25 ans, se sont plaints de douleurs thoraciques dans les quatre jours qui ont suivi l’administration d’un vaccin contre la COVID-19.

Tous les patients qui, au moment de la publication de l'étude, s'étaient rétablis ou se remettaient d'une myocardite - une inflammation du muscle cardiaque - avaient reçu des vaccins de Pfizer ou de Moderna.

La semaine dernière, les autorités américaines de la santé ont ajouté un avertissement accompagnant ces vaccins à ARN messager pour signaler le risque rare d'inflammation cardiaque observé principalement chez les jeunes hommes.

Parallèlement, ils ont souligné que l'avantage de la vaccination est supérieur au risque.

L'étude, publiée dans la revue médicale JAMA Cardiology, indique que 19 des patients étaient des militaires actuels ayant reçu leur deuxième dose de vaccin. Les autres avaient reçu une dose ou avaient quitté l'armée.

Les estimations de la population générale prévoyaient huit cas ou moins de myocardite parmi les 436 000 militaires masculins qui ont reçu deux injections du vaccin.

Des enquêtes en cours

Auparavant, un groupe d'experts externes des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis a déclaré que les taux de myocardite étaient plus élevés chez les hommes et dans la semaine suivant la deuxième dose de vaccin.

Une présentation lors de cette réunion des CDC a montré que la pathologie cardiaque s'élève à un taux d'environ 12,6 cas par million de personnes vaccinées.

Huit des patients militaires de l'étude ont reçu des diagnostics montrant des signes d'inflammation cardiaque qui ne pouvaient pas être expliqués par d'autres causes, selon l'étude. Les patients de l'étude étaient âgés de 20 à 51 ans.

Les CDC ont commencé à enquêter sur le lien potentiel entre les vaccins à ARN messager et la myocardite en avril après qu'Israël eut signalé qu'il étudiait de tels cas chez des personnes ayant reçu le vaccin de Pfizer, et après un rapport selon lequel l'armée américaine avait également trouvé des cas.

Les régulateurs de la santé de plusieurs pays mènent leurs propres enquêtes.

La semaine dernière, des experts américains avaient indiqué qu’il existerait un lien probable entre les vaccins de Pfizer et de Moderna et des cas rares d’inflammation cardiaque chez les jeunes adultes et adolescents. Quelque 300 cas de myocardite et de péricardite ont été recensés.

Des cas au Canada

Au Canada, 65 cas de myocardite ou péricardite ont été signalés à l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) après réception des vaccins Pfizer (50), Moderna (10) ou AstraZeneca (5).

L’ASPC a indiqué que les symptômes sont apparus entre 5 heures et 94 jours après l’injection du vaccin. Les cas de myocardite ou péricardite ont concerné 28 femmes (de 20 à 86 ans) et 22 hommes (de 15 à 76 ans).

Dans 34 cas, les symptômes sont apparus après la première dose et dans 11 cas, après la deuxième dose, tandis qu’il n’y a pas de spécification pour 6 cas.

L’ASPC et Santé Canada disent qu’ils surveillent également les rapports internationaux tout en indiquant que les patients ont bien réagi au traitement et que leurs symptômes se sont rapidement améliorés.

Avec les informations de Reuters

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