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À la veille du 1er juillet, dénicher un logement est encore difficile dans l'Est-du-Québec

Un camion de déménagement est stationné devant un appartement.

Des ménages sont forcés d'accepter des conditions déplorables, faute de logement disponible. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

La ligne d’urgence pour les gens ayant besoin d’un logement à Rimouski aura finalement aidé plusieurs familles.

En collaboration avec l’Office d’habitation Rimouski-Neigette, la Ville de Rimouski avait mis en place ce service téléphonique parce qu’elle se disait inquiète du taux d'inoccupation des logements. Celui-ci se situe à moins de 1 % à Rimouski.

Mis en place en début juin, le service a reçu 80 appels, dont une trentaine spécifiquement pour un déménagement autour du 1er juillet.

Aux yeux de l'Office d'habitation, cette ligne téléphonique a été essentielle dans un contexte de rareté de logements.

Selon le directeur du service à la clientèle de l'Office d'habitation Rimouski-Neigette, Daniel Bélanger, si on regarde dans le réseau, il y a d'autres endroits où il y a un service d'aide, c'est quand même un nombre assez important pour une ville comme Rimouski qui n'est pas habituée d'avoir un service. Donc, ça a vraiment répondu à un besoin de la population.

Daniel Bélanger, directeur du service à la clientèle de l'Office d'habitation Rimouski-Neigette.

Daniel Bélanger, directeur du service à la clientèle de l'Office d'habitation Rimouski-Neigette

Photo : Radio-Canada / Émilie Talbot-Hamon

D'autres secteurs dans l'Est-du-Québec sont aussi aux prises avec une rareté de logements. C'est le cas entre autres dans La Mitis où le service a dû répondre à un nombre important d'appels de citoyens.

Ce que constate le directeur général de l'Office municipal d'habitation de La Mitis, Vallier April, c'est que les gens qui ont des revenus entre 35 000 $ et 40 000 $ par année, des logements à 600 $, y en a pas beaucoup. Donc, ils ne sont pas capables de se payer des logements à 1000 $ ou 1100 $.

En Haute-Gaspésie, le préfet Allen Cormier doit rencontrer la ministre de l'Habitation du Québec, Andrée Laforest, la semaine prochaine pour lui faire part de ses préoccupations. Partout en Gaspésie, il y a un manque de logements pour les habitants. De plus, plusieurs personnes souhaitent venir s’installer dans la région pour pallier la pénurie de main-d'œuvre, notamment.

M. Cormier mentionne qu’il y a quand même des habitations, des HLM, à Cap-Chat qui sont vides présentement. Je crois qu'au niveau du ministère des Affaires municipales, il faudrait revoir les critères d'octroi justement de ces logements-là.

Un homme devant la mer.

Allen Cormier, le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

À Rimouski, la Ville indique qu'elle réévaluera la pertinence de remettre en service la ligne d'urgence l'an prochain en fonction du taux d'inoccupation. L'Office d'habitation s'attend, pour sa part, à ce que l'offre de logements demeure à un seuil très bas dans les années à venir.

Avec les informations de Jean-Philippe Guilbault

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