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Gazoduq assure que ses affirmations proviennent d'un travail sérieux

Louis Bergeron devant les micros des journalistes.

Le président de Gazoduq, Louis Bergeron

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Le président de Gazoduq, Louis Bergeron, assure que les prétentions de l'entreprise sur la carboneutralité et la réduction mondiale des gaz à effet de serre sont sérieuses et sont le fruit d'un long travail dans le cadre de ce projet d'exportation de gaz naturel liquéfié.

Il réagissait à la plainte déposée mardi par le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) auprès du Bureau de la concurrence Canada.

Le président de Gazoduq a indiqué n'avoir pas encore pris connaissance de la plainte. Il maintient que l'objectif de la carboneutralité est possible. Celle-ci serait atteinte, notamment, grâce à l'utilisation de l'hydroélectricité plutôt que du gaz naturel pour alimenter les compresseurs le long de la conduite. L'entreprise disait aussi compter sur l'intelligence artificielle.

Quand on a annoncé le 2 février dernier qu'on visait la carboneutralité pour le projet Gazoduq, ça n'a pas été une décision prise à la légère. C'est une décision qui était le fruit de deux ans de travail. Il y a plusieurs initiatives qui ont été prises depuis ce temps-là qui nous permettent de croire que c'est un objectif crédible et réaliste, a-t-il soutenu mardi.

Louis Bergeron est de retour à la tête de Gazoduq depuis quelques semaines. Il avait quitté l'entreprise en novembre dernier et agissait alors à titre de consultant pour le projet.

Le CQDE considère que Gazoduq et sa société mère, Symbio Infrastructure, font des affirmations fausses et trompeuses en prétendant que le gazoduc aura un bilan carboneutre et que le projet d'exportation de gaz naturel liquéfié aura un impact à la baisse sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les opposants au projet affirment que le gaz naturel liquéfié ainsi exporté s'ajoutera au bilan mondial, tandis que l'entreprise prétend le contraire. C'est aussi la position qui a été retenue par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui a rendu public son rapport en mars. Selon Gazoduq, le gaz naturel liquéfié agira comme énergie de transition en remplaçant, notamment, du charbon qui est plus polluant.

De plus, l'organisme laisse entendre que l'usine Énergie Saguenay, pilotée par GNL Québec, pourrait aussi être visée.

Des tuyaux servant à créer des conduites souterraines sont empilées.

Un peu optimiste

D'après Jennifer Quaid, professeure agrégée et vice-doyenne à la recherche à la section de droit civil de l'Université d'Ottawa, il n'est pas assuré que la plainte sera retenue par le Bureau de la concurrence. C'est créatif d'un côté, mais je trouve que c'est aussi un peu optimiste, parce que le Bureau a tendance à avoir son mandat et sa mission en étant plus restreint et n'est pas connu pour son caractère innovateur, mais on ne sait jamais, a-t-elle analysé.

Toujours selon elle, il est difficile pour le moment de déterminer si les affirmations sont vraiment fausses, car le tout n'est qu'à l'état de projet. C'est effectivement difficile dans ce contexte-ci où on va dire, bien on a des études ou peut-être on a de l'information qui suggère que ça va être comme ça, mais au bout du compte, la preuve elle viendra seulement si le projet est réalisé, a-t-elle poursuivi.

Avec Mireille Chayer

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