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Québec annonce du financement pour les soins en obstétrique en Abitibi-Témiscamingue

Cette situation limite l'accès à des soins adéquats pour les accouchements.

Le gouvernement québécois a annoncé un investissement pour améliorer l'accès aux soins obstétriques en région.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a annoncé mardi un investissement de 4,2 millions de dollars pour les soins en obstétrique dans les régions du Québec.

De ce montant, l’Abitibi-Témiscamingue recevra un financement de 600 000 $ pour créer six postes d'infirmières cliniciennes formées.

De plus, 1 million de dollars sont consacrés à la création d'un réseau d'infirmières de dépannage en obstétrique. Ce réseau pourra se déplacer pour des situations ponctuelles ou en prévention d'éventuelles ruptures de service.

2,5 millions de dollars permettront également de financer 25 postes d'infirmières cliniciennes qui agiront en tant que mentors en obstétrique dans 7 régions, dont en Abitibi-Témiscamingue.

La région aura donc six infirmières cliniciennes formées, ce qui représente un financement de 600 000 $.

Cette deuxième mesure vise à assurer la pérennité de la desserte infirmière en obstétrique pour augmenter l'attractivité et la rétention dans la profession.

Le président Syndicat interprofessionnel en soins de santé de la région (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais, croit que cette annonce peut aider à court terme, mais ne réglera pas le problème à long terme.

On est quand même assez content de cette annonce-là pour les femmes en région, qui vont probablement avoir le service à proximité, c'était très inquiétant ce qui se passait actuellement dans nos services d'obstétrique en région. Mais d'un autre côté, on est quand même inquiets, parce que ça ne vient par régler la source du problème en Abitibi-Témiscamingue, qui est la pénurie de main-d'œuvre. Donc on a l'impression qu'on aura besoin de ce service de dépannage là de façon permanente pour faire fonctionner nos services d'obstétrique, dit-il.

Jean-Sébastien Blais pose à côté d'une affiche de la FIQ-SISSAT.

Jean-Sébastien Blais, président du syndicat de la Fédération interprofessionnelle de la Santé en Abitibi-Témiscamingue

Photo : gracieuseté

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, croit que les actions des dernières semaines ont contribué à faire bouger les choses, mais voit mal comment on arrivera à embaucher autant d'infirmières alors que la profession vit une pénurie de main-d'œuvre.

Elle continue toutefois de se questionner.

C'est intéressant l'annonce d'aujourd'hui, on ne crachera pas dans la soupe quand même, ça répond à certaines de nos préoccupations. Maintenant, il y a une question d'échéancier. À partir de quand ça va être en vigueur dans notre région? La question demeure entière à savoir est-ce que les femmes du Témiscamingue vont être capables d'accoucher [chez elles] au-delà du 1er août, soulève-t-elle.

Le président de la FIQ-SISSAT a également laissé savoir que d'autres ruptures de services dans la région pourraient être annoncées jeudi.

Le ministre délégué Lionel Carmant a décliné la demande d'entrevue de Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue.

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