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Louis-de-France, un modèle inspirant qui intègre l’agroalimentaire à son cursus

À l’école primaire Louis-de-France, à Trois-Rivières, les élèves apprennent à devenir agriculteurs, entrepreneurs, cuisiniers et fins gourmets. L’épicerie est allée visiter cet endroit unique au Québec.

Des élèves et leur enseignante sont dans une serre.

Depuis 2016, les élèves de l’école Louis-de-France cultivent et récoltent des fruits et légumes dans le cadre de leur cursus scolaire à chacun des niveaux.

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

Élise Madé

Grâce au programme AgrÉcoles : L'agroalimentaire s'invite à l'école, les enfants de 4 à 12 ans participent à des ateliers pédagogiques en serre et en cuisine, en plus de profiter de diverses activités agroalimentaires.

Le programme AgrÉcoles a d’abord été pensé en 2016 par Maryse Côté, la directrice de l’École Louis-de-France.

Je me disais : on a des écoles de sport, de musique, mais on n’a pas d'école agroalimentaire. Alors là, j’ai semé une petite graine.

Une citation de :Maryse Côté, directrice de l’école primaire Louis-de-France

Cette petite graine a depuis fait éclore ce qui est en train de devenir un modèle pour d’autres écoles publiques de la province.

En immersion dans la nature

Profitant d’une serre chauffée quatre saisons, les élèves apprennent à faire des semis et à récolter eux-mêmes des fruits et des légumes.

Au printemps, ils s’occupent de plusieurs jardins thématiques, comme le jardin des pollinisateurs, celui des plantes médicinales, les potagers et les jardins parfums.

Une serre.

L'École Louis-de-France s'est dotée d'une serre chauffée quatre saisons.

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

Tout a été pensé pour que l'enfant soit vraiment en immersion dans un monde un peu plus naturel, explique Julia Grenier, la directrice générale d'AgrÉcoles, l'OBNL qui chapeaute ces initiatives.

Les enfants profitent également d’un tout nouveau pavillon où ils peuvent suivre des cours en plein air, été comme hiver.

On a voulu créer un environnement convivial pour les enfants, pour qu'ils puissent être plus souvent à l'extérieur, dit Julia Grenier.

Les élèves de l'École Louis-de-France font pousser des légumes dans la cour d'école.

Dès la première année, les élèves de Louis-de-France apprennent à faire pousser des légumes dans la cour d'école.

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

Un retour aux sources qui s’apprend

L’objectif du programme est de revenir aux sources, explique Maryse Côté, la directrice de l’école. De la maternelle quatre ans à la sixième année, les élèves sont exposés à tous les métiers reliés à l’agriculture, du producteur agricole au boulanger.

Des enfants vendent des fruits et légumes à une dame qui leur tend un billet de 10 $.

Les jeudis midis, des élèves de Louis-de-France vendent leurs récoltes.

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

Tout est prétexte à apprendre. Les jeudis, à l’heure du midi, un groupe d'élèves s'occupent du petit marché où ils peuvent vendre leurs récoltes. Ils appliquent leurs apprentissages en mathématiques en pesant les légumes, en calculant les prix et en faisant le compte de leur marge de profits.

Les enfants répondent tellement bien par leur émerveillement devant tout ce qu'ils apprennent, soutient Maryse Côté, qui constate que ces apprentissages se transmettent des enfants aux parents en dehors des heures de classe.

Un modèle qui s’exporte

Si Maryse Côté vient d’achever sa dernière année comme directrice de l’école primaire Louis-de-France, ce n’est pas pour autant la fin du programme.

Grâce à ses efforts soutenus et à ceux de son équipe, aux parents bénévoles et aux bourses du ministère de l’Agriculture et d’entreprises privées, le projet pilote est devenu un modèle.

Six autres écoles du Québec auront des projets du même genre dès la prochaine rentrée scolaire.

C'est le cœur rempli de fierté que je termine [ma carrière] à l'École Louis-de-France. Je sens vraiment que le projet a des ailes et qu’on est prêts à exporter ce projet dans d'autres écoles qui désirent l'implanter, affirme la directrice.

Avec les informations de Julie Perreault

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