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Rencontres entre des chefs autochtones et le pape au Vatican en décembre

Coiffé d'une mitre et vêtu d'une soutane, le pape tient une grosse croix dans sa main gauche. Il prononce un discours.

L'Église catholique est la seule institution qui n'a pas encore présenté d'excuses officielles. (archives)

Photo : pool/afp via getty images / FILIPPO MONTEFORTE

Radio-Canada

Les délégations des Premières Nations, des Métis et des Inuit rencontreront le pape François séparément du 17 au 20 décembre au sujet du rôle que l'Église catholique a joué dans le système des pensionnats pour Autochtones, confirme la Conférence des évêques catholiques du Canada dans un communiqué mardi.

L'ensemble de la délégation autochtone aura ensuite une dernière rencontre papale le 20 décembre, précise le communiqué.

Les dirigeants de l'Assemblée des Premières Nations, du Ralliement national des Métis et de l'Inuit Tapiriit Kanatami travaillent depuis plus de deux ans avec la Conférence des évêques catholiques du Canada pour envoyer une délégation de représentants autochtones pour rencontrer le pape.

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde (gauche), le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, Natan Obed (centre), et le président de la Manitoba Metis Federation, David Chartrand, en conférence de presse au Parlement en 2016.

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde (à gauche), le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, Natan Obed (au centre), et le président de la Fédération métisse du Manitoba, David Chartrand, en conférence de presse au Parlement en 2016.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le pape François s’est entièrement engagé pour entendre directement les peuples autochtones, pour exprimer sa proximité sincère, aborder l’impact de la colonisation et du rôle que l’Église a joué dans le système des pensionnats, en vue de répondre à la souffrance des peuples autochtones et au traumatisme intergénérationnel qui perdure, avait indiqué la Conférence des évêques catholiques du Canada dans un message plus tôt ce mois-ci.

Une message réitéré mardi par les évêques catholiques du Canada.

Les représentants autochtones vont réclamer des excuses de la part du Vatican. 

Les dirigeants autochtones ont surtout l'intention de demander au pape d'ordonner à l'Église de divulguer tous les documents relatifs aux pensionnats pour Autochtones, ainsi que tout objet autochtone saisi au Canada que le Vatican pourrait détenir dans ses coffres.

Le voyage était prévu avant la pandémie et a été, depuis, repoussé.

Des demandes répétées

Après les traumatismes de Kamloops et de Marieval, la pression pour des excuses de la part du pape s'est intensifiée.

Le pape doit s'excuser, avait déclaré Cadmus Delorme, chef de la Première Nation de Cowessess, la semaine dernière, après avoir annoncé la découverte préliminaire de 751 tombes non marquées dans un cimetière situé près de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, à environ 140 kilomètres à l'est de Regina.

Le mois dernier, Rosanne Casimir, la chef de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, a exhorté le pape à présenter des excuses après la découverte signalée des restes d'environ 215 enfants enterrés sur le terrain de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique.

L'Église catholique est la seule institution qui n'a pas encore présenté d'excuses officielles pour son rôle dans la gestion des pensionnats au Canada.

Le pape François a déclaré au début du mois qu'il était peiné par cette découverte et a appelé au respect des droits et de la culture des peuples autochtones. Sa déclaration n'était pas assortie d'excuses officielles.

Au nom du gouvernement fédéral, l'Église catholique a géré plus de la moitié de tous les pensionnats du Canada, actifs entre 1831 et 1996.

Avec les informations d’Olivia Stefanovich

Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats pour Autochtones : 1 866 925-4419

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