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Senneterre commémore l’occupation du territoire avec un Carrefour des Peuples

Des autochtones et deux hommes sont debout devant les plaques explicatives sur la structure du Carrefour des premiers peuples.

L'inauguration du Carrefour des Peuples à Senneterre mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

La Ville de Senneterre a inauguré mardi son Carrefour des peuples, au bout de la 9e Avenue, sur les abords de la rivière Bell.

Ce projet vise à commémorer l'occupation du territoire par les Premières Nations et souligner la cohabitation harmonieuse entre les peuples.

Un monument en forme de tipi rappelle en images l'importance de la rivière Bell et de l'île située au centre de celle-ci dans l'histoire de la présence autochtone à Senneterre. L'oeuvre présente aussi un poème de l'artiste Louis Pésémapéo Bordeleau, traduit en cinq langues, tandis qu’un canot de bois sculpté par Clément Bordeleau a été ajouté au Pavillon Desjardins pour l’histoire de la rivière.

Pour le maire de Senneterre Jean-Maurice Matte, il était primordial de souligner concrètement l’histoire de ce site qui servait de lieu de rencontre pour les autochtones.

On cherchait à reconnaître cette présence millénaire à Senneterre, précise-t-il. On y a réfléchi au cours des quatre dernières années, dans la foulée des préparations du 100e anniversaire. On tenait à ce que la présence autochtone y soit soulignée, parce que c’est une belle et grande histoire qui se poursuit toujours aujourd’hui, alors que 8% de notre population est autochtone.

Un homme parle au lutrin devant des personnes assises dehors devant le Carrefour des Premiers puuples.

Le monument se trouve près de la rivière Bell.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Jean-Maurice Matte a aussi profité de la cérémonie pour reconnaître les erreurs du passé qui ont pu teinter les relations entre les peuples.

Quand le territoire a été municipalisé dans les années 20, il y avait des intentions de règlements préjudiciables pour les Autochtones, précise-t-il. C’est pour ça d’ailleurs que les Autochtones à l’époque devaient camper sur l’île ou aux abords de la rivière. Il ne leur était pas permis de rester en ville. Avec nos yeux de 2021, on réalise que ce n’est plus comme ça depuis des décennies. C’était une autre époque, mais on doit le reconnaître et poser des gestes positifs comme on vient de le faire.

Directeur du Centre d’amitié autochtone de Senneterre pendant plus de 35 ans, Louis Pésémapéo Bordeleau rêvait à ce projet depuis fort longtemps. Il estime que cette commémoration marque un pas intéressant vers de meilleures relations entre les peuples.

C’est un tournant de l’histoire, une commémoration des relations entre nos peuples qui entreprennent un nouveau chapitre. Ça démontre qu’on est prêt à passer à autre chose et à travailler ensemble pour améliorer nos vies. Il y a des choses qu’il faut régler et c’est le temps. Ça fait chaud au coeur de voir que le projet est concrétisé, qu’on peut enfin le toucher, le lire et témoigner d’un passé pas si lointain qu’il est bon de connaître, souligne-t-il.

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