•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un danger d'incendie « extrêmement extrême » menace l'Ouest canadien

« Avec les températures actuelles, nous sommes en territoire inconnu », s'inquiète un écologiste forestier de Ressources naturelles Canada.

Un hélicoptère semble encerclé par des flammes.

Les indices de danger de feux de forêt sont passés de moyen à extrême dans plusieurs régions de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada

L’Alberta et la Colombie-Britannique sont sur un pied d’alerte, alors que la vague de chaleur extrême qui frappe l’Ouest présente un danger accru pour les feux de forêt.

En Colombie-Britannique, dans la ville de Lytton, la température a atteint 47,9 °C lundi, battant un record canadien qui dépasse même la plus forte température jamais enregistrée à Las Vegas, au Nevada. Selon Environnement Canada, le mercure a atteint 49,5 °C mardi, fracassant le record de la journée précédente.

Pour le moment, le ciel bleu et dégagé retarde l'arrivée d’éclairs pouvant être l’étincelle qui allume les brasiers, selon les experts en foresterie.

Le bon côté de cette vague de chaleur, c'est que l'atmosphère est si stable qu'elle supprime l'activité de la foudre, explique Mike Flannigan, professeur à l'Université de l'Alberta. S'il n'y a pas d'étincelle, nous n'avons pas de problème.

Il s’agit toutefois d’une condition fragile. D’une part, la saison des éclairs ne fait que commencer, rappelle-t-il. D’autre part, les feux de forêt sont la plupart du temps causés par les humains.

Une épaisse fumée de feux de forêt bloque le soleil à Vanderhoof, en Colombie-Britannique, le mercredi 22 août 2018.

En 2018, la Colombie-Britannique a connu l'une des pires saisons des feux de forêt de son histoire.

Photo : The Associated Press / Darryl Dyck

Un signal de changement climatique

Avec les températures actuelles, nous sommes en territoire inconnu , reconnaît Yan Boulanger, écologiste forestier à Ressources naturelles Canada.

En quelques semaines, les indices de danger de feux de forêt sont passés de moyen à extrême dans plusieurs régions de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Ils sont extrêmement extrêmes en ce moment, dit Yan Boulanger.

Ce genre de situation ne se produit qu'une fois tous les 10 000 ans.

Ailleurs dans le monde, des régions comme la Sibérie et l’Australie ont connu des conditions météorologiques et des incendies extrêmes au cours des dernières années, souligne Mike Flannigan.

Il faut s'y habituer. C'est un signal de changement climatique.

Une citation de :Mike Flannigan, professeur à l'Université de l'Alberta
Image d'une camionnette devant un énorme feu de forêt.

En 2016, un feu de forêt survenu à Fort McMurray a ravagé plusieurs quartiers de cette ville du nord de l’Alberta.

Photo : Reuters / Mark Blinch

Sur un pied d'alerte

L'Alberta combat la saison des incendies armée de nouvelles technologies, notamment un système d'eau sous forme de gel, un système de distribution de grands volumes d'eau, des caméras de détection de feux de forêt et des drones.

Bien que 19 feux de forêt aient été déclenchés en Colombie-Britannique au cours des derniers jours, ceux-ci ne posent pas, pour le moment, de problème majeur pour les services d’incendie, selon eux. L’incendie déclenché près de Spark Lake a par ailleurs provoqué quelques avis d’évacuation lundi soir.

Nos équipes de première ligne ont du succès, se réjouit Jean Strong, porte-parole du service d’incendie de la province.

Les pompiers sont positionnés dans les secteurs où la chaleur est la plus intense, des avions survolent les forêts à la recherche de fumée, et des agents de contrôle surveillent le respect des règles relatives aux feux sur le terrain, précise-t-elle.

Quand il fait aussi chaud et sec, la préparation et la prévention sont essentielles, dit Mike Flannigan. Si on atteint le feu alors qu'il est encore petit, on peut l'éteindre.

Or, c'est différent lorsqu’on voit des conditions extrêmes comme c’est le cas aujourd'hui. Cette fenêtre est alors de 20 minutes, dit-il. On a 20 minutes pour éteindre cet incendie, sinon, attention!

Avec les informations de Bob Weber, La Presse canadienne

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !