•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un vaccin qui se « dissout dans la bouche »

Une main tient une bandelette rouge

L'Université McMaster fait partie de l'équipe de recherche qui permettrait d'administrer des vaccins à l'aide de bandelettes qui se dissolvent sur la langue.

Photo : offerte par Dianna Eakins

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université McMaster et une entreprise de biotechnologie de Burlington, en Ontario, étudient la possibilité d'administrer des vaccins au moyen d'une fine bandelette « qui se dissout dans la bouche ».

Cette bande serait semblable à une bandelette hygiénique Listerine mais serait en fait un vaccin.

L'équipe de McMaster fait équipe avec Rapid Dose Therapeutics. Ceux-ci affirment qu'à l'heure actuelle, les vaccins contre la COVID-19 tels que Pfizer et Moderna doivent être conservés entre -15 ºC à -80 ºC. Cela signifie qu'ils dépendent d'une logistique complexe.

Notre équipe a réussi à stabiliser les protéines à 40 °C, ce qui change la donne, a déclaré Mark Upsdell, PDG de Rapid Dose Therapeutics, à CBC News. C'est une percée clé.

Si on songe à tous les pays qui n'ont pas la logistique que nous avons en Amérique du Nord… Il serait possible de distribuer un vaccin contre la COVID-19 ou tout autre vaccin dans cette bande et l'envoyer dans ces pays qui n'ont pas d'infrastructure, [et] à un coût moindre. Ils tiennent dans une enveloppe. Ils sont très, très faciles à transporter.

Alex Adronov, expert en polymères à l’Université McMaster, explique que son équipe essaie de délivrer l'antigène protéique par voie orale.

Ce que nous essayons de faire, c'est que plutôt que d'administrer les composants du vaccin par une aiguille dans le bras, nous voulons essayer de les administrer par voie orale, par la bouche, à l'aide d'un film à dissolution rapide, a déclaré M. Adronov.

« Beaucoup de gens n'aiment pas les aiguilles, c'est donc un avantage évident. »

— Une citation de  Alex Adronov, expert en polymères

Selon M. Adronov, les fines bandes, qui se dissolvent dans la bouche, présentent également des avantages par rapport à une pilule.

Lorsqu'une pilule est avalée, dit-il, elle doit passer par le système gastro-intestinal, où les molécules et les composants du vaccin sont dégradés.

Avec cette méthode d'administration par voie orale, nous essayons de faire en sorte que l'antigène, la dose de vaccin, soit délivrée directement aux sites où elle est nécessaire sans passer par ce que l'on appelle le métabolisme de premier passage dans le corps, ce qui constitue un autre avantage, a déclaré M. Adronov.

Encore aux premiers stades

M. Adronov indique que l'équipe en est encore aux premiers stades de découverte, mais qu'elle a montré qu'elle pouvait produire des films chargés de protéines.

L'équipe a réalisé une première étude sur des animaux qui a montré quelques résultats positifs, dans la mesure où les animaux ont pu développer des anticorps contre la protéine modèle que nous avons délivrée de cette manière, a déclaré M. Adronov.

Nous travaillons maintenant à une deuxième série d'études animales dans lesquelles nous incorporerions la protéine de spicule de la COVID-19 dans ces bandes pour voir si nous pouvons susciter une réponse immunitaire à cette protéine de spicule, de la même manière que nous le faisons avec les gens avec le vaccin actuel.

Les recherches sont menées avec l'appui du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !