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Le nombre de cas de COVID aux États-Unis commence à stagner

Une employée de la santé, masquée, insère un écouvillon dans le nez d'un citoyen, lui aussi masqué.

Le variant Delta représente environ 35 % des cas de coronavirus dépistés aux États-Unis.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Radio-Canada

Après avoir dégringolé durant deux mois, le nombre de cas de coronavirus aux États-Unis a atteint un plateau dans les dernières semaines, en raison de pics d'infections dans les zones les moins vaccinées du pays, selon les données les plus récentes disponibles lundi.

Le nombre de nouveaux cas stagne depuis la mi-juin, au moment où le variant Delta, d'abord détecté en Inde et très contagieux, pourrait sous peu devenir le variant dominant aux États-Unis et remplacer le variant Alpha, apparu au Royaume-Uni.

Il représente actuellement environ 35 % des cas sur le territoire américain, contre environ 10 % la semaine dernière. Les experts en santé publique avertissaient que le variant Delta pourrait occasionner une recrudescence des infections au sein de la population non vaccinée, entre autres dans le sud du pays, et ainsi poser une nouvelle menace.

Depuis le 16 juin, le nombre de nouvelles infections détectées chaque jour aux États-Unis oscille entre 11 000 et 12 000 cas, soit 3,5 cas pour 100 000 personnes.

Le contraste entre les régions très vaccinées, notamment dans le Nord-Est américain, et celles qui le sont moins, dont les États du sud du pays, est cependant flagrant.

Par exemple, la région de Burlington, au Vermont, un État où près de 74 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin, ne recense que 0,5 nouveau cas pour 100 000 habitants, selon des données de COVID ActNow, une organisation indépendante qui fournit une analyse de la pandémie.

À l'inverse, au Missouri, où 45 % de la population est au moins partiellement vaccinée, la région de Springfield fait face à un pic de 36,6 nouveaux cas pour 100 000 habitants.

Selon les données colligées par la clinique Mayo, un centre médical universitaire américain à but non lucratif, 20 États, auxquels se greffe le District de Columbia, ont un taux de vaccination complète supérieur à 50 %.

Une vaccination complète équivaut aux deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna ou à la dose unique du vaccin Johnson & Johnson.

Avec un taux de vaccination complète de 65 %, le Vermont vient en tête. Viennent ensuite le Massachusetts (61 %), le Maine (60,7 %), le Connecticut (60 %) et le Rhode Island (58,3 %), tous situés dans le Nord-Est américain, une région où la campagne de vaccination est particulièrement efficace. Elle compte huit des dix États avec les taux de vaccination complète les plus élevés.

Le taux de vaccination des États révèle aussi une fracture partisane.

Les 20 États affichant les taux les plus élevés de vaccination complète ont tous voté pour Joe Biden à la présidentielle de novembre 2020.

En revanche, 17 des 20 États les plus en retard dans la vaccination, en majorité des États du sud du pays, ont voté pour Donald Trump.

Au Mississippi, seuls 29,3 % des citoyens ont obtenu toutes les doses de leur vaccin. L'Alabama, l'Arkansas, la Louisiane et le Wyoming ne font guère mieux, avec des taux respectifs de 32,3 %, 33,9 %, 34,3 % et 34,1 %.

À l'échelle du pays, 46 % des Américains ont reçu toutes les doses de leur vaccin, tandis que 54 % ont reçu au moins une injection, selon les données des autorités.

Une cible manquée

La semaine dernière, la Maison-Blanche a concédé que l'objectif de vaccination fixé par Joe Biden pour le 4 juillet, jour de la fête de l'Indépendance américaine, ne serait pas atteint.

Au début de mai, le président américain visait l'administration d'au moins une dose à 70 % des adultes américains d'ici les célébrations de la fête nationale, espérant un retour à une certaine normalité pour cette date symbolique.

Quelques semaines plus tôt, il avait lancé un mois d'action nationale, dévoilant une stratégie tous azimuts pour convaincre les Américains de se faire vacciner.

Le nombre de cas a fortement diminué dans tout le pays de la mi-avril au début du mois de juin, une période qui a coïncidé avec l'arrivée du printemps et la multiplication des activités à l'extérieur. À la mi-mai, le coronavirus avait pour la première fois reculé dans tous les États américains.

La chaleur étouffante de l'été a toutefois ramené davantage de personnes à l'intérieur, où se propage principalement cette maladie qui se transmet par voie aérienne. En asséchant l'air, la climatisation – prisée par de nombreux Américains – rend plus favorables les conditions de transmission du virus.

Autant de sources d'inquiétudes pour les personnes non vaccinées.

Selon des données officielles anglaises, deux semaines après la deuxième dose, le vaccin Pfizer-BioNTech est en revanche efficace à 88 % contre la forme symptomatique de la COVID-19 provoquée par le variant Delta.

Une étude menée au Royaume-Uni a conclu qu'une dose du vaccin Pfizer-BioNTech quatre semaines après une première dose d'AstraZeneca-Oxford a produit une réponse immunitaire beaucoup plus forte que deux doses d'AstraZeneca.

Avec les informations de Agence France-Presse

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