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Syrie : 10 000 djihadistes étrangers encore détenus dans des camps

Des hommes sont accroupis par terre.

Des hommes soupçonnés d'être des membres du groupe armé État islamique attendent d'être fouillés par des combattants des Forces démocratiques syriennes dans la province syrienne de Deir Ezzor, le 27 février 2019.

Photo : Getty Images / DELIL SOULEIMAN

Reuters

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré lundi que 10 000 djihadistes du groupe armé État islamique étaient toujours détenus dans des camps gérés par les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement constituées de miliciens kurdes, et que cette situation était « intenable ».

S'exprimant à l'ouverture d'une réunion à Rome visant à renouveler les efforts internationaux pour combattre le groupe djihadiste, Antony Blinken a ajouté que Washington continuait d'exhorter les pays, y compris les 78 pays membres de la coalition contre le groupe armé État islamique, à récupérer leurs citoyens qui ont rejoint le groupe.

Cette situation est tout simplement intenable. Elle ne peut pas persister indéfiniment. Les États-Unis continuent d'exhorter les pays d'origine, y compris les partenaires de la coalition, à rapatrier, réhabiliter et, le cas échéant, poursuivre en justice leurs citoyens, a déclaré Antony Blinken dans son discours d'ouverture.

Un autre élément clé pour vaincre le groupe armé État islamique de façon permanente est de faire face aux menaces du groupe en dehors de l'Irak et de la Syrie, notamment en Afrique, a ajouté le secrétaire d'État américain.

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, à Rome, assis à un bureau. Il a les mains croisées et il regarde au loin.

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, à Rome

Photo : Reuters / Paolo Giandotti

À l'origine une ramification d'Al-Qaïda, le groupe armé État islamique s'est emparé de larges pans de l'Irak et de la Syrie en 2014, imposant un règne de terreur avec des décapitations publiques et des attaques menées par des partisans à l'étranger.

Le groupe a été déclaré vaincu militairement en 2017, mais a depuis lancé des opérations de guérilla dans certaines parties du nord de l'Irak et à la frontière avec la Syrie voisine.

Ces derniers mois ont été marqués par plus de 25 attaques meurtrières que les responsables irakiens attribuent aux djihadistes du groupe. En janvier, un attentat à la bombe contre un marché bondé de Bagdad a tué plus de 30 personnes.

Les groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique se sont également renforcés ces dernières années, malgré le déploiement de milliers de troupes régionales, occidentales et de l'ONU, dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest.

Une Canadienne libérée

Une Canadienne détenue dans un camp de détention du groupe armé État islamique dans le nord-est de la Syrie a été libérée avec l'aide d’un ancien diplomate américain.

Je peux confirmer que c'est vrai et que, oui, je l'ai fait sortir, a déclaré Peter Galbraith à CBC. C'était une initiative strictement privée.

Galbraith est connu pour avoir de bonnes relations avec Affaires mondiales Canada et a également de solides relations avec les Kurdes syriens et irakiens.

Des sources affirment que la femme est arrivée ce week-end à Erbil, dans le nord de l'Irak voisin, après avoir été libérée du camp d'Al Roj, près des frontières syriennes avec la Turquie et l'Irak.

Le camp en question abrite plus de 700 familles de militants présumés du groupe armé État islamique et est sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes pilotées par les Kurdes, qui dirigent ce qu'on appelle l'Administration autonome du nord et de l'est de la Syrie.

La femme faisait partie des quelque 30 Canadiens, majoritairement des enfants, détenus dans le camp et serait la première personne adulte canadienne à le quitter.

Affaires mondiales a déclaré dans un communiqué qu'elle savait qu'un citoyen canadien était passé de la Syrie à l'Irak, mais sans participer à la sécurisation de la personne.

Le ministère a ajouté que la Loi sur la protection des renseignements personnels empêche la divulgation de toute information supplémentaire.

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