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Ensemble Montréal exige la démission de Sue Montgomery

Mme Montgomery en entrevue dans une émission de télévision.

L'ex-élue de Projet Montréal a commis 11 manquements déontologiques, selon la Commission municipale du Québec.

Photo : Radio-Canada / Julie Mainville

L'opposition officielle a appelé à la démission de Sue Montgomery, ancienne élue de Projet Montréal devenue indépendante, qui attend de savoir quelle sanction lui réserve la Commission municipale du Québec (CMQ) pour ses violations au code d'éthique.

Mme Montgomery s'est vu reprocher 11 manquements déontologiques pour une affaire de harcèlement psychologique qui lui a valu d'être exclue du caucus de son parti.

Congédiement arbitraire, propos vexatoires, humiliants, harcelants ou intimidants, omissions : Mme Montgomery n'a pas agi de façon à favoriser le maintien d'un climat de travail harmonieux, sain et exempt de harcèlement [...], a indiqué la CMQ dans son avis de convocation adressé à la mairesse d'arrondissement.

Cette dernière saura la semaine prochaine la sanction qui lui sera imposée. Mais d'après Ensemble Montréal, inutile d'attendre la décision de la Commission municipale du Québec pour exiger le départ de Mme Montgomery.

Disant prendre acte du verdict de culpabilité, l'opposition demande à ce que l'élue soit démise de ses fonctions.

Mme Montgomery doit démissionner de son poste. Le jugement [rendu par la CMQ] lui enlève toute autorité morale lui permettant d’exercer ses fonctions de mairesse de l’arrondissement, a déclaré lundi le chef parlementaire d'Ensemble Montréal, Lionel Perez.

Le conseiller de la ville du district de Darlington tient les 11 manquements déontologiques comme autant de preuves de la responsabilité de Mme Montgomery dans cette affaire, à savoir qu'elle a fait régner un climat de travail toxique empreint de harcèlement au sein de son équipe.

M. Perez déplore que le bras de fer entre Mme Montgomery et la mairesse de Montréal Valérie Plante ait coûté jusqu'ici des centaines de milliers de dollars en frais juridiques aux Montréalais.

La réputation de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce est entachée depuis deux ans par les démêlés entre Mme Montgomery et l’administration de Projet Montréal, et la sentence des sanctions à venir le 6 juillet prochain ne fait que prolonger cette interminable histoire.

Une citation de :Lionel Perez, chef parlementaire d'Ensemble Montréal

Lundi après-midi, la principale intéressée s'est dite déçue, mais pas surprise de la sortie de Lionel Perez, qui convoite la mairie de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Le timing de cette annonce est pour le moins curieux, a-t-elle réagi, évoquant les élections municipales qui se profilent à l'horizon.

Rappelant que la Cour supérieure du Québec a tranché en sa faveur en décembre 2020 sur l'un des points litigieux l'opposant à la Ville de Montréal, Sue Montgomery a rejeté les accusations de M. Perez.

En tant que femme, j’ai toujours pris la parole pour dénoncer les injustices, a-t-elle ajouté. J’ai toujours agi dans l’intérêt des résidents de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. C’est au cœur de mon engagement politique.

Pour comprendre la genèse de cette saga, il faut remonter à janvier 2020. Au terme d'une enquête sur le climat de travail dans l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce – déclenchée en septembre l'année précédente à la suite de signalements –, le contrôleur général de la Ville a conclu à des manquements importants.

L'enquête a montré que deux employés ont été victimes de harcèlement psychologique, dont le directeur de l'arrondissement, Stéphane Plante.

Après avoir pris connaissance du rapport, le cabinet de la mairesse Plante a demandé à Mme Montgomery de montrer la porte à sa directrice de cabinet, Annalisa Harris, arguant qu'elle était responsable du climat de travail toxique. Ce que l'élue a refusé de faire, jugeant qu'il lui fallait des preuves.

Selon Mme Montgomery, cette demande de congédiement ne faisait pas partie des recommandations formulées par le contrôleur général; elle émanait directement du bureau de Valérie Plante.

Annalisa Harris a plutôt fait valoir qu'elle était elle-même victime de harcèlement psychologique de la part de Stéphane Plante (qui n'a pas de lien de parenté avec la mairesse de Montréal).

Poursuites en diffamation

Plus tôt ce mois-ci, Annalisa Harris et son ancienne patronne ont toutes deux annoncé qu'elles entendaient porter leur dossier respectif devant les tribunaux.

L'ancienne directrice du cabinet de Mme Montgomery réclame à la Ville de Montréal, au contrôleur général Alain Bond et à la mairesse Plante 186 125 $ pour atteinte à sa réputation.

La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce espère de son côté obtenir 120 000 $ en guise de réparation pour les propos diffamatoires dont elle se dit victime.

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