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La vallée d’Annapolis, joyau historique et agricole de la Nouvelle-Écosse

Vue du village d'Annapolis Royal.

La vallée d'Annapolis en Nouvelle-Écosse est une région à l'agriculture prospère et chargée d'histoire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, à 200 kilomètres d’Halifax, la vallée d’Annapolis est l'un des principaux vergers du Canada. C’est aussi une région chargée d’histoire.

Cœur de l’Acadie et jardin de la Nouvelle-Écosse

Le 7 mars 1976, le journaliste Gustave Larocque et le réalisateur André Desbiens présentent à l’émission La semaine verte un reportage sur les aspects historiques et agricoles de la vallée d’Annapolis.

La semaine verte, 7 mars 1976

Gustave Larocque interviewe notamment Charlie Embree, qui est un spécialiste de la culture fruitière de la vallée d’Annapolis.

La vallée, longue d’une centaine de kilomètres sur une dizaine de kilomètres de large, jouit de la protection de deux chaînes de montagnes.

Celles-ci lui procurent un ensoleillement et un climat d’une douceur exceptionnelle pour cette latitude.

Voilà ce qui explique que, dans la vallée d’Annapolis, on cultive avec facilité des vergers abritant notamment des pommiers.

Dans les années 1970, la production de pomme dans la vallée d’Annapolis équivalait à la moitié de la production individuelle des provinces du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.

On fait pousser dans la vallée de la McIntosh et de la Cortland, mais aussi des variétés anciennes comme la King, la Wagner ou la Gravenstein.

Outre les pommes, on peut cueillir dans la vallée d’Annapolis des prunes, des poires et des bleuets.

Le comté de Kings, qui se trouve dans la vallée d'Annapolis, est considéré à l'époque comme la circonscription rurale la plus riche des provinces de l'Atlantique.

Gustave Larocque interviewe également Gordon Leblanc, qui nous rappelle que la région de la vallée d’Annapolis abrite le cœur historique et spirituel de l’Acadie.

Dès 1604, l’explorateur français Samuel de Champlain tente de coloniser cette partie de l’Amérique du Nord.

Les Français par la suite y fondent Port-Royal (1605), le Fort-Anne (1636) et Grand-Pré (1682).

Les colons français y développeront un mode d’agriculture original de terres endiguées qui exploite les richesses maritimes de l’environnement.

L’Acadie qui, en langue mi'kmaw, veut dire terre fertile ou d’abondance, fera l’objet d’une lutte acharnée de conquête entre Britanniques et Français jusqu’en 1710, où les Britanniques s’emparent une fois pour toutes du territoire.

Port-Royal est alors rebaptisé Annapolis Royal pour honorer la reine Anne d’Angleterre.

En 1713, la perte de l’Acadie par la France est confirmée par le traité d’Utrecht. La France ne conserve que ce qu’on connaît aujourd’hui sous le nom d’île du Cap-Breton et sa forteresse de Louisbourg.

En 1755, la Grande-Bretagne décide d’exiler la population acadienne qu’elle juge encore trop attachée à la France.

C’est le Grand Dérangement, qui constitue une catastrophe pour les 10 000 Acadiens, notamment à Grand-Pré.

Ceux-ci sont forcés de quitter leurs terres pour la colonie française de la Louisiane, les colonies britanniques américaines, les Antilles, ou même l’Angleterre ou la France.

Le gouvernement canadien a reconnu Port-Royal bien historique national en 1994.

Des lieux reconnus

Parcs Canada conserve aussi un autre lieu très important pour la mémoire des Acadiens : le Fort-Anne.

Retrouvailles au pays d'Évangéline, 10 août 2004

Cet endroit est le sujet d’un reportage de la journaliste Monique Ferron présenté à l’émission Retrouvailles au pays d’Évangéline le 10 août 2004.

En 1636, les Français construisent un fort destiné à protéger des Anglais et des Écossais la colonie française de Port-Royal.

Alan Melanson, un guide-interprète au site du Fort-Anne, rappelle que l’Acadie a subi la convoitise des Britanniques et des Français pendant plus d’un siècle.

La colonie a connu 13 batailles, ce qui en fait l’endroit le plus attaqué au Canada.

Le Fort-Anne deviendra le siège du gouvernement de l’Acadie.

Tout à côté se trouve le plus ancien cimetière acadien où reposent des centaines d’Acadiens.

Le reportage nous permet aussi de rencontrer Michel Granger, qui est un descendant d’Acadiens expulsés tout d’abord en Angleterre puis à Belle-Île-en-Mer, en Bretagne.

Ce cœur historique de l’Acadie jouit aussi d’une reconnaissance internationale.

En 2012, l’UNESCO ajoute le site de Grand-Pré à sa liste de lieux du Patrimoine mondial.

Le Téléjournal Atlantique, 20 octobre 2004

Huit ans plus tôt, comme le raconte ce reportage de Paul Légère présenté au Téléjournal Atlantique du 20 octobre 2004, l’UNESCO avait décerné à Annapolis Royal le prix de la ville de moins de 10 000 habitants où on vivait le mieux au monde.

C’est une reconnaissance qui a été acceptée avec fierté par sa population.

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