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Catherine McKenna partira avec le sentiment du devoir accompli

La ministre parle dans un micro au-dessus d'un lutrin.

La ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, lors de l'annonce de son départ de la politique fédérale, le lundi 28 juin 2021.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La ministre fédérale de l'Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, quittera la politique et ne sollicitera pas d'autre mandat lors des prochaines élections fédérales.

Elle en a fait l'annonce lundi dans sa circonscription ontarienne d'Ottawa-Centre, après s'être présentée sur les rives du canal Rideau en bicyclette.

Quand je suis entrée en politique, il y a 8 ans, je me suis fait deux grandes promesses : toujours me battre pour mes convictions, et ne partir que quand j’aurais fait ce que j’étais entrée en politique pour accomplir, a dit Mme McKenna en début de discours.

Elle dit aussi vouloir maintenant passer plus de temps avec ses trois enfants. Ça n’a pas été facile, mais c’est la bonne décision pour moi et pour ma famille, et je la prends au bon moment, explique l'actuelle ministre de l'Infrastructure du Canada.

De 2015 à 2019, Catherine McKenna a occupé le poste de ministre de l'Environnement. Elle a été nommée ministre de l'Infrastructure et des Collectivités en 2019.

Elle a supervisé l'entrée en vigueur de la taxe sur les émissions de carbone imposée par le gouvernement Trudeau.

Elle a donné son discours devant le canal Rideau sur un terrain gazonné.

La ministre McKenna à la fin de son discours.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Elle a souvent été visée par des menaces, parfois même devant ses enfants, et son bureau de campagne a déjà été vandalisé.

Lorsque les journalistes présents lui ont demandé si ces menaces avaient eu un impact sur sa décision de quitter la politique, elle a été catégorique : non.

J'ai eu ma part d'attaques, mais j'ai réalisé que ce n'est que du bruit, que les gens veulent que vous arrêtiez ce que vous faites, ils veulent que nous reculions, mais devinez quoi, nous n'avons pas reculé avec la taxe sur les émissions de carbone, nous sommes allés de l’avant, soutient-elle.

Dans ce contexte, elle invite les jeunes filles à envisager une carrière en politique, de même que les membres des diverses communautés du Canada.

Les filles, les femmes, membres des communautés minoritaires, nous avons besoin de plus de diversité en politique, c'est la seule façon que ça va changer. Je vous dis, faites-le; si tu le sens dans ton cœur, si tu as quelque chose à apporter, lance-toi en politique, nous avons besoin de nouvelles voix et nous devons toujours pousser.

Je ferai tout pour lutter contre cela, je suis partie, mais je veux que les filles, les Autochtones, les Noirs, les nouveaux immigrés et membres des communautés LGBTQ+ se sentent en sécurité en politique et nous avons entendu que ce n’est toujours pas le cas. Je me battrai parce que nous avons besoin de bonnes personnes en politique, poursuit Mme McKenna.

Les Canadiens ont reconnu que ce n'était pas OK. Nous avons vu à quoi cela peut ressembler, l'islamophobie, le racisme, nous valons mieux que ça et c'est quelque chose sur lequel il vaut la peine de travailler, conclut-elle.

En réaction à son annonce, le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, dit comprendre tout à fait la décision de sa collègue.

Catherine a été souvent, beaucoup trop souvent victime de haine en ligne, comme beaucoup d’autres politiciennes, certainement, soutient M. Guilbeault.

On voit qu’il y a énormément de misogynie sur les médias sociaux, c’est d’ailleurs pourquoi notre gouvernement a déposé un premier volet de notre plan d’action de lutte sur la haine en ligne, ajoute-t-il.

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