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L'Université de l'Alberta a subi 44 % des coupes aux établissements postsecondaires

Pancarte d'identification devant un bâtiment .

Le Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta a été touché par les coupes budgétaires du gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Radio-Canada

Une poignée d'établissements d'enseignement postsecondaire de l'Alberta ont dû absorber des réductions massives du financement public, tandis que d'autres s'en tirent beaucoup mieux, selon de nouvelles données gouvernementales.

Alors que l'Université de l'Alberta a vu son financement provincial de base réduit de près de 19 % au cours des deux dernières années, cinq universités privées, dont quatre universités religieuses, ainsi que l'Université MacEwan et le Collège Lakeland ont absorbé des réductions plus modestes, d'environ 2 %.

Au printemps dernier, le gouvernement provincial n'avait pas voulu divulguer le montant du financement accordé à chaque établissement. CBC/Radio-Canada a obtenu les données de trois années de subventions de fonctionnement de base pour les 26 établissements postsecondaires de l'Alberta en déposant une demande d'accès à l'information en avril auprès du ministère de l'Enseignement supérieur.

Les chiffres confirment que l'Université de l'Alberta a été la plus durement touchée, puisque 44 % de la réduction totale de 257 millions de dollars du financement de l'enseignement supérieur a été prélevée dans ses coffres. Une autre réduction de 53 millions de dollars est prévue pour l'année prochaine.

Le président et vice-chancelier de l’Université de l’Alberta, Bill Flanagan, a réagi en indiquant qu’il s’agit d’un coup dur disproportionné pour l'établissement qui accueille environ le quart des étudiants postsecondaires de l'Alberta.

Les présidents d'universités demandent des explications

Les coupes globales dans le secteur ne sont pas une surprise. Depuis qu'il a publié le rapport de son groupe d'experts sur les dépenses de l'Alberta en 2019, le gouvernement conservateur uni a indiqué qu'il avait l'intention d'harmoniser les dépenses par étudiant pour l'enseignement supérieur sur celles des autres grandes provinces canadiennes en réduisant le financement dans un intervalle de quatre ans.

Ce que les établissements ne comprennent pas, c'est pourquoi certains établissement ont subi des coupures ou non, dit le directeur général du Conseil des présidents des établissements postsecondaires de l'Alberta, Bill Weery.

Le Collège régional de Grande Prairie, le Collège de Red Deer et le Collège Keyano de Fort McMurray ont tous perdu au moins 14 % de leur financement public au cours des deux dernières années.

Les universités religieuses St. Mary's, Burman, Ambrose et King's, ainsi que l'Université Concordia d'Edmonton ont pour leur part subi des compressions d'environ 2 %.

Bill Werry dit que les établissements postsecondaires ont demandé au gouvernement de leur expliquer pourquoi les réductions de financement étaient si disparates.

Dans un courriel adressé à CBC/Radio-Canada, le ministre de l'Enseignement supérieur, Demetrios Nicolaides, indique que les réductions étaient basées sur les montants de financement accordés à des établissements similaires dans d'autres provinces, tout en respectant un plafond pour éviter des réductions trop importantes. Il dit avoir également examiné le financement passé, les dépenses, les programmes, les activités de recherche et le nombre d'inscriptions.

On s'attend à ce que, une fois cette base de référence atteinte, les investissements dans le système soient répartis plus équitablement, précise le communiqué.

Les détracteurs des coupes budgétaires, notamment les groupes d'étudiants, de professeurs, d'administrateurs et de membres du personnel, affirment que les réductions de financement n'ont que des effets négatifs. Ils menacent l'accessibilité, disent-ils, ainsi que la qualité de l'enseignement et de la recherche, la réputation et le classement international des établissements, leur capacité à attirer des partenariats et la capacité de l'Alberta à retenir ses jeunes adultes les plus talentueux.

D'après les informations de Janet French

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