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L'ASFC ferme la porte à la vaccination transfrontalière

La frontière entre le Canada et les États-Unis à l'intérieur du tunnel Windsor-Détroit.

Tunnel Windsor-Détroit

Photo : Radio-Canada / Marine Lefevre

Radio-Canada

Après des semaines de démarches, la proposition du maire de Windsor d’installer un centre de vaccination dans le tunnel reliant Windsor à Détroit a été rejetée.

Drew Dilkens n'a pas caché sa déception après avoir reçu une lettre mardi dernier de l'Agence des services frontaliers du Canada dans ce sens.

Après des semaines de plaidoyer et de suivi de toutes les possibilités, nous avons finalement entendu le gouvernement canadien dire qu'il n'allait tout simplement pas envisager la mise en place d'un site de vaccination dans le tunnel, a indiqué M. Dilkens.

Selon lui, cette décision signifie que les quelque 13 000 résidents qui s'étaient inscrits pour avoir accès aux vaccins Pfizer excédentaires au Michigan ne le seront pas par ce moyen, ajoutant que plus de 68 000 doses de vaccins ont été jetées après avoir expiré.

Ce sont des doses qui auraient pu être utilisées pour vacciner des Canadiens, si seulement notre gouvernement fédéral avait travaillé avec nous pour trouver une voie d'accès. Bien que l'accès aux vaccins ait augmenté dans notre communauté, je me souviendrai toujours de cela comme d'une occasion perdue, a confié le maire.

Plus tôt ce mois-ci, la société qui gère le tunnel Windsor-Détroit avait approuvé la fermeture du côté canadien du tunnel.

Des enjeux de sécurité et de perturbations commerciales

Dans la lettre adressée au maire, la directrice générale de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour le sud de l'Ontario a attribué la décision de l'agence fédérale aux perturbations potentielles et aux problèmes de sécurité qui pourraient découler de la fermeture du tunnel pour mettre en place un service de vaccination.

Le tunnel Windsor-Detroit est la principale porte d'entrée pour les personnes, les échanges et le commerce, et toute fermeture à cet endroit risque de perturber considérablement les échanges et les voyages transfrontaliers et pourrait avoir des répercussions importantes sur la sécurité, a indiqué Christine Durocher.

Mme Durocher a recommandé au maire de s'adresser à Santé Canada pour déterminer les exigences relatives à l'importation des vaccins contre la COVID-19 ou de tout autre médicament.

Le mois dernier, l'Hôpital régional de Windsor a présenté une demande pour obtenir 75 000 vaccins de Pfizer-BioNTech du Michigan dans le cadre du programme d'accès spécial de Santé Canada conçu pour permettre aux professionnels de la santé de demander un médicament qui n'est pas encore disponible au Canada ou qui est en rupture de stock.

Des options créatives

Au cours des trois derniers mois, M. Dilkens a proposé plusieurs solutions pour obtenir des vaccins excédentaires aux États-Unis, notamment le transport par autobus de résidents de l'autre côté de la frontière pour qu'ils se fassent vacciner ou encore une clinique avec service au volant sur le pont Ambassador.

Ottawa n'a accepté aucune de ces propositions. La ministre de la Santé, Patty Hajdu, avait plutôt suggéré au maire de concentrer ses efforts sur l'obtention de doses supplémentaires auprès de la province.

Avec des informations de CBC

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