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Fermeture de l’urgence de l’Hôpital de Gatineau : les inquiétudes demeurent

L'extérieur de la salle d'urgence de l'Hôpital de Gatineau

L'extérieur de la salle d'urgence de l'Hôpital de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Radio-Canada

La fermeture temporaire de l’urgence à l’Hôpital de Gatineau a continué de susciter les réactions, dimanche.

Aux yeux de Gilles Aubé, porte-parole en matière de santé pour le regroupement Équité Outaouais, il est clair que le manque de personnel qui a mené à cette fermeture était prévisible.

C’est le résultat d’un sous-financement en Outaouais en matière de santé qui perdure depuis des années, croit ce médecin de famille qui a déjà été candidat, dans la région, pour le Parti québécois.

Ça nous handicape beaucoup [...] et ça nous empêche d’offrir des soins équivalents aux autres régions du Québec, a-t-il affirmé en entrevue, mentionnant que le problème de financement s’étend aussi en matière d’éducation.

Mis à part l’écart à combler, comme le demandent plusieurs, par rapport aux conditions de travail jugées plus attrayantes en Ontario pour le personnel de la santé, M. Aubé estime aussi que le problème découle d’une offre de programmes de formation professionnelle insuffisante.

Il y a beaucoup de programmes dont nous aurions besoin de façon urgente. Depuis très longtemps, l’Outaouais ne les a malheureusement pas et nos jeunes s’en vont étudier ailleurs, a-t-il dit.

Ces jeunes-là, c’est très, très difficile de les ramener chez nous après. Nous perdons donc notre jeunesse, a-t-il ajouté.

Il a rappelé que le regroupement dont il fait partie, Équité Outaouais, demande que l’offre de programmes, tels que des diplômes d’études collégiales et des baccalauréats, permette de garder 12 000 étudiants dans la région.

Des résidents de Gatineau croisés par ICI Ottawa-Gatineau se sont aussi montrés préoccupés, dimanche, de la fermeture temporaire de l’urgence de l’Hôpital de Gatineau. Ça m’inquiète parce que le système de santé, plus ça va, moins on en a, a commenté Liette Poitras.

Une maladie n’attend pas, surtout pas une urgence, a, de son côté, lancé Zaccaria Coulibaly. Selon lui, plus d’ouverture en matière de reconnaissance des diplômes étrangers aiderait à avoir plus de personnel qualifié au front.

Samedi, le ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a soutenu que lui et son collègue à la Santé, Christian Dubé, se sont assurés auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais que tout soit mis en place pour que la situation n’affecte pas les services à la population.

C’est ça, la priorité, pour les prochaines heures, peut-on lire dans une déclaration écrite.

Le cabinet du ministre Dubé a mentionné, pour sa part, que  toutes les options ont été analysées avant d’en venir à cette conclusion.

Jusqu’à la levée de la fermeture temporaire, lundi à 16 h, la clientèle ambulatoire et les ambulances sont redirigées vers l’urgence de l’Hôpital de Hull. Le CISSS demande aussi à la population du secteur de Gatineau de se rendre à l’urgence de l’Hôpital de Hull ou à l’urgence de l’Hôpital de Papineau, si nécessaire.

Avec les informations de Rémi Authier

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