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Utiliser ou non les pesticides en agriculture, telle est la question au N.-B.

Des plants chargés de bleuets mûrs dans un champ.

Des plants de bleuets sauvages (archives).

Photo : Association des producteurs de bleuets sauvages de la Nouvelle-Écosse

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, l'utilisation d'herbicides et de pesticides en agriculture est loin de faire l'unanimité.

Un comité législatif se penche actuellement sur l'utilisation d'herbicides au Nouveau-Brunswick.

Le point de vue de l'industrie forestière est connu, mais ces derniers jours, des agriculteurs se sont exprimés sur la question.

Lane Stewart, de Bleuets Nouveau-Brunswick, est d'avis qu'une production de masse de bleuets est maintenant nécessaire.

On est rendu à 7,8 milliards de personnes sur la terre. Il est nécessaire de produire de façon massive, sans décourager les jardins privés et les plus petites entreprises. C’est une nécessité et sans les pesticides, ça sera impossible de le faire, dit-il.

Lane Stewart devant le comité de l'Assemblée législative.

Lane Stewart de Bleuets Nouveau-Brunswick

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

La culture des bleuets est très importante dans la province. Selon un recensement agricole publié en 2017 par le gouvernement, la culture de fruits et de baies est la plus répandue au Nouveau-Brunswick. Et 95 % des terres qui y sont consacrées sont réservées à la production de bleuets sauvages.

Bleuets Nouveau-Brunswick est en faveur de l'utilisation de pesticides. On explique que les agriculteurs sont très bien formés pour utiliser ces produits, qu'ils doivent avoir un permis pour s'en procurer. Et on craint que l'interdiction totale des pesticides ait un impact sur la capacité de production des fermiers.

Opinions divergentes

Toutefois, ce point de vue ne fait pas l'unanimité chez les agriculteurs. Du côté de l'Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick, qui représente environ 200 fermiers de la province, on aimerait plutôt que le gouvernement élimine progressivement l'utilisation de tous les pesticides et herbicides synthétiques, parce que même si ces produits sont homologués par Santé Canada, on craint tout de même qu'ils soient néfastes pour l'environnement.

L'union souhaite aussi que le gouvernement de la province investisse pour mettre en place des méthodes alternatives d'agriculture comme l'agroécologie.

L’agroécologie est une approche holistique de la production alimentaire qui utilise et crée des connaissances sociales culturelles, économiques et environnementales pour promouvoir la souveraineté alimentaire, la justice sociale, la durabilité économique, explique Suzanne Fournier, directrice générale de l'Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick.

Suzanne Fournier en visioconférence.

Suzanne Fournier, la directrice générale de l'Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

Le comité législatif doit formuler des recommandations au gouvernement, mais à ce moment-ci on ne connaît pas encore la date à laquelle elles doivent être rendues publiques.

D'après un reportage de Marie-Eve Brassard

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