•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La grève des employés d'Exceldor prend fin

Des employés font du piquetage sur le bord de la route, à Saint-Anselme.

Un piquet de grève devant l'usine d'Exceldor, à Saint-Anselme.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Les travailleurs de l’usine de transformation de volailles Exceldor, à Saint-Anselme, ont accepté l'offre de l'employeur à 66 %.

Dès dimanche, on va procéder au rappel de l'équipe de maintenance. On va faire la même chose pour le rappel au travail, dès lundi, a indiqué Réal Ménard, le représentant syndical des travailleurs d'Exceldor.

La porte-parole des TUAC, soit le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce auxquels sont affiliés les 550 employés de l'abattoir de Saint-Anselme, a précisé les termes de l'entente, qui s'échelonne sur les six prochaines années.

« Il y a des gains qui ont été faits [...] qui porte le salaire à 23,85 $ pour atteindre, à la dernière année de convention, 25,13 $. »

— Une citation de  Roxane Larouche, porte-parole des TUAC

L'augmentation de salaire sera indexée à l'inflation si jamais cette dernière excède la majoration salariale, jusqu'à concurrence de 2 % par année.

Par voie de communiqué, la direction de l'usine a exprimé sa satisfaction et esquissé comment se déroulera la reprise des activités à Saint-Anselme. Une reprise qu'elle prédit progressive.

Maintenant que le conflit de travail prend fin, la coopérative tient à assurer la partie syndicale de son entière collaboration afin de favoriser un retour au travail harmonieux. Il faut toutefois noter que la remise en route de l'usine de Saint-Anselme s'échelonnera sur plusieurs jours avant d'atteindre sa pleine capacité de production.

Le dénouement de ce conflit de travail qui durait depuis le 23 mai fait également réagir la classe politique. En milieu d'après-midi, samedi, le premier ministre François Legault a publié un message sur son compte Twitter. Il souligne une bonne nouvelle qui met un terme au gaspillage avec une solution gagnante pour tout le monde.

Peu après l'annonce des résultats du vote, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a fait savoir que ses équipes accompagneront les parties dans la reprise des activités. Maintenant, il faut regarder vers l'avenir, a-t-il écrit sur Twitter.

La proposition soumise au vote, présentée cette semaine par une médiatrice spéciale, avait déjà reçu l’approbation des parties patronale et syndicale.

Le syndicat conseillait à ses membres d’entériner l’entente.

Le vote s’annonçait serré, selon l’écho de quelques syndiqués rencontrés devant le centre communautaire de Saint-Lazare-de-Bellechasse, où une cinquantaine d’employés s'étaient réunis pour exprimer leur voix.

L’offre est décevante, notamment en matière salariale, soulignait l’avis de ces travailleurs. Ces derniers exigeaient une majoration de 40 % sur trois ans qui porterait le salaire horaire à 25 $.

Selon l'entente entérinée, ce sont plutôt des augmentations de tout près de 20 % sur six ans, précise Roxane Larouche.

Ça ne répond pas à toutes les attentes, indiquait une travailleuse à l'issue du vote. Il y en a qui sont très déçus.

Je m'attendais à mieux, beaucoup mieux, rétorquait un autre. Si ça passe, on ne sera pas mieux qu'on était.

L'approbation de l'entente met fin à un conflit qui aurait entamé sa cinquième semaine au cours des prochains jours. Le débrayage a forcé l'euthanasie de plus d’un million de poulets, faute de capacité pour les accueillir dans les autres abattoirs du Québec.

Avec les informations de Camille Carpentier et d'Hadi Hassin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !