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L'INSPQ craint le retour des excès

Un verre de bière à moitié plein sur une table

Le déconfinement entraînera une augmentation des abus d'alcool, croient des experts consultés par l'Institut national de santé publique du Québec.

Photo : AFP via GETTY / ANTHONY WALLACE

Radio-Canada

Le déconfinement permet les réunions et pour certains, palier vert rime avec un ou deux verres… de trop. Comment prévenir l’abus d’alcool, à l’heure où la liberté et le beau temps reviennent, que les retrouvailles vont bon train et que le Canadien offre à ses partisans une finale de la Coupe Stanley?

Les petits et les moyens partys, selon l’expression employée par le premier ministre François Legault, deviendront gros à mesure que les règles sanitaires s’assouplissent.

Les excès risquent alors de devenir plus fréquents, selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Au cours du confinement, les gens ne se réunissaient pas, les restaurants et les bars étaient fermés, rappelle le Dr Réal Morin, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive à l'INSPQ. On avait peut-être moins d’occasions de consommer de façon abusive.

Avec le déconfinement vient le plaisir de se revoir, les festivités multiples, la liberté et en plus, les victoires au hockey du Canadien. On a pas mal de contextes pour prendre un peu plus d’alcool.

Une citation de :Dr Réal Morin, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive à l'INSPQ

L’Institut national de santé publique s’en inquiète. Au cours du confinement, le réseau de la santé a observé une diminution notable du nombre d’hospitalisations dues à la consommation excessive d'alcool.

Il craint que l’inverse survienne, maintenant que les occasions de trinquer se multiplient.

L’enjeu est double, selon le Dr Réal Morin. L’abus d’alcool entraîne un chapelet de problèmes dans son sillage : conduite en état d’ébriété, tapage, violence domestique, vandalisme. Dans les pires cas, l’intoxication est telle qu’elle mène droit aux urgences.

Consommation excessive

  • Educ’alcool recommande aux femmes de ne pas consommer plus de 10 consommations alcoolisées par semaine, et de se limiter à 2 par jour.
  • Pour les hommes, la limite recommandée est de 15 consommations par semaine, et de 3 par jour.
  • L’organisme considère qu’une femme qui boit quatre boissons et plus au cours d’une même soirée consomme de façon excessive.
  • Ce nombre passe à cinq et plus pour les hommes.

L’autre préoccupation, c’est par rapport à la fréquence de la consommation, indique le Dr Morin. On peut consommer fréquemment, sans nécessairement se pacter. Une consommation fréquente, voire quotidienne, au long cours entraîne des maladies chroniques comme des cancers, comme des maladies du cœur, comme la cirrhose du foie.

L’INSPQ entend compiler des données au cours des prochains mois pour mieux dessiner les contours du problème. Selon le Dr Réal Morin, il est aussi possible que la pandémie ait fait naître l’habitude, chez certains, de consommer tous les jours.

Les enquêtes menées par l'Institut au cours de la pandémie montrent que la majorité des répondants ont maintenu la même consommation d'alcool au cours de la pandémie. Toutefois, certains ont augmenté la fréquence de leur consommation en raison de l'ennui, de l'isolement, conclut le Dr Morin.

Avec les informations de Guillaume Dumas et de C'est encore mieux l'après-midi

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