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Le financement de l’Université de Moncton au cœur de réflexions

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Le recteur et vice-chancelier de l'Université de Moncton plaide pour plus de financement des gouvernements provincial et fédéral (archives).

Photo : Radio-Canada

La communauté acadienne et universitaire s’est penchée sur l’avenir et le financement de l’Université de Moncton lors d’une table ronde organisée par la Fédération des étudiants et des étudiantes du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). Au cœur de la discussion : le projet de loi C-32 sur la modernisation de la Loi fédérale sur les langues officielles.

Plusieurs organisations en Acadie sont satisfaites du projet de loi, bien qu’il puisse mourir au feuilleton si des élections fédérales sont déclenchées d’ici l’automne.

Le projet C-32 prévoit notamment un appui du gouvernement fédéral pour améliorer les perspectives d’éducation en français jusqu’au niveau postsecondaire pour les minorités francophones.

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La professeure agrégée en sciences politiques, Stéphanie Chouinard, rappelle que les deux ordres de gouvernement doivent investir en éducation en milieu minoritaire francophone.

Photo : Radio-Canada / Zoom/FÉÉCUM

Stéphanie Chouinard, professeure agrégée en sciences politiques du Collège militaire royal du Canada et de l’Université Queen’s, se réjouit du souhait du gouvernement fédéral de moderniser la loi et de s’attarder au renforcement des établissements postsecondaires francophones comme l'Université de Moncton.

Elle précise toutefois que l’appui du gouvernement fédéral a des limites, étant donné que l’éducation est principalement de compétence provinciale.

« Pour assurer un bel avenir pour l’Université de Moncton comme pour d’autres institutions qui desservent les autres communautés francophones, il faudra continuer à lutter sur les deux fronts — le fédéral et le provincial — pour rappeler aux deux paliers de gouvernement leurs responsabilités respectives et complémentaires. »

— Une citation de  Stéphanie Chouinard, professeure agrégée en sciences politiques

Le député fédéral de Madawaska–Restigouche, René Arsenault, dit vouloir contribuer, mais craint une déresponsabilisation des provinces en la matière. À titre d’exemple, il souligne le désengagement des gouvernements de Doug Ford en Ontario et de Jason Kenney en Alberta.

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Le député fédéral de Madawaska–Restigouche, René Arseneault, craint une déresponsabilisation des provinces en matière d'éducation francophone en milieu minoritaire.

Photo : Radio-Canada / Zoom/FÉÉCUM

Plaidoyer pour du financement à long terme

Le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Denis Prud’homme, exige un plan de financement à long terme pour l'établissement francophone.

Pour l’instant, il estime que les dépenses de l’établissement augmentent de 2 % à 4 % chaque année, tandis que la subvention du gouvernement provincial augmente seulement de 0,7 % par année.

« Je ne serai jamais satisfait avant qu’on reçoive notre juste part, qui représente le pourcentage de la population francophone hors Québec. C’est ce montant-là qu’on a besoin pour améliorer la santé de nos communautés francophones en situation minoritaire. »

— Une citation de  Denis Prud'homme, recteur et vice-chancelier de l'Université de Moncton
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Denis Prud'homme, recteur et vice-chancelier de l'Université de Moncton, estime que certains programmes pourraient être remis en question, faute de financement.

Photo : Radio-Canada / Zoom/FÉÉCUM

En raison de l’absence de fonds suffisants, Denis Prud’homme explique être contraint de devoir réduire plusieurs services au cours des 10 prochaines années.

On est rendu à un point où, effectivement, certains programmes pourraient être remis en question si on n’a pas de support qui vient du gouvernement provincial ou fédéral, déplore-t-il.

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