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« Plus peur que de mal » : bilan de la pandémie dans les restaurants en Abitibi-Témiscamingue

Un restaurant vide.

Les restaurants font le bilan de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Janis Rivard

Janis Rivard

La plupart des restaurateurs de la région s’entendent pour dire la même chose qu'Isabelle Boutin, propriétaire du Balthazar Café situé à Val-d’Or. Elle rapporte que la dernière année a été difficile, mais qu'ils s’en sont tout de même bien sortis.

Lors de la première réouverture le 15 juin 2020, après deux mois de confinement, les clients étaient au rendez-vous. C’était un peu la folie. Il y avait une superbe effervescence, les gens avaient hâte de retourner dans les restaurants puis de pouvoir sortir, pour eux qui ont été confinés un bon mois et demi, en fait , se rappelle Mme Boutin.

Ses restaurants avaient eu la chance de pouvoir faire des plats pour emporter, et leurs services n’ont jamais été complètement arrêtés. La solidarité des gens a marqué la propriétaire.

Malgré tout, deux des quatre succursales du Balthazar Café ont dû fermer leurs portes. Cela a toutefois permis à l’équipe de se concentrer sur les comptoirs restants et de développer de nouveaux produits. Le manque d’employés a également participé à cette décision.

Des plats à emporter.

Plusieurs restaurants ont commencé à offrir un service de plats à emporter durant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / ADNAN MOHAMMAD

Isabelle Boutin estime qu’il y a autant de clientèle qu’avant la pandémie.

Ils ont hâte de pouvoir augmenter leur capacité de places assises, lorsque les mesures sanitaires seront allégées.

Bistro Paramount

Quand on regarde les autres, ailleurs en province, on se console parce que c’est sûr qu’on était quand même privilégiés. On a toujours été dans des zones qui avaient des capacités plus grandes dans les restaurants, mais c’est sûr que ce n’était pas évident , explique Rachelle Roy, propriétaire du Bistro Paramount à Rouyn-Noranda.

La réalisatrice pose fièrement devant l'affiche du festival.

Rachelle Roy, propriétaire du Bistro Paramount.

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Grâce à la plateforme DoorDash qui est arrivée en Abitibi-Témiscamingue durant la dernière année, le Bistro Paramount a pu rester ouvert même quand les salles à manger étaient fermées. La livraison a été une alternative efficace, mais Mme Roy affirme que le restaurant ne souhaite pas poursuivre plus loin dans cette direction, puisqu’ils ont une cuisine assez petite.

Elle souligne que la plupart de leurs employés sont revenus au travail. Malgré une capacité de clients plus petite, le restaurant a donc un assez bon roulement et continue d’être créatif. En ce moment c’est une belle période, on a innové avec le Paramount de rue. On avait besoin, justement, de se changer les idées et d’arrêter de juste penser à la pandémie. Donc c’est comme un souffle nouveau, et ça nous fait du bien constate Mme Roy.

Habaneros Grill Mexicain

Jean-Bernard Voyer, directeur des opérations pour les restaurants Habaneros Grill Mexicain souligne que la jeune compagnie s’en est très bien tirée. Quand on a rouvert au mois d’avril, on n’avait aucune attente, on s’est dit qu’on ne pouvait pas rester fermé indéfiniment. Donc on a rouvert et on a été vraiment surpris de voir la réponse, puis à partir de ce moment-là ça a pratiquement repris comme avant , explique-t-il. Dès la première semaine, la clientèle a répondu présente dans leurs succursales de Val-d’Or, Amos et Rouyn-Noranda.

La façade du restaurant Habaneros.

Le restaurant Habaneros grill mexicain à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Janis Rivard

Ils ont commencé à faire de la livraison à cause de la pandémie. Ils ont pris la situation au sérieux et se sont acheté des voitures pour faire la livraison. Après plusieurs mois, ils se sont finalement tournés vers la plateforme DoorDash pour leur livraison.

Il y a plus de ventes qu’il y a deux ans, il y a plus d’achalandage. C’est sûr que nous, on est quand même jeunes, donc on était déjà à se faire découvrir, mais vraiment, la dernière année à été bénéfique quand même à ce niveau-là. On a vraiment réussi à aller chercher une nouvelle clientèle, à être encore plus grand public , souligne M. Voyer.

Restaurant Bournival

Situé à Lorrainville, le restaurant Bournival a changé de propriétaire en juillet dernier. Mirka Brouillard, la nouvelle propriétaire, affirme que le confinement de cet hiver a été plus difficile : Moi, j’aime ça le contact humain, donc de voir que je ne pouvais pas accueillir des clients dans ma salle à manger ça m’a fait mal, mais ça a quand même bien roulé au "take-out", les gens aiment bien ça la poutine.

Trois voitures d'époque stationnées devant un restaurant de style casse-croûte.

Le restaurant Bournival, à Lorrainville.

Photo : Mirko Brouillard

Elle souligne également que ses clients habitués ont été affectés par la réorganisation de la salle à manger avec distanciation. Habituellement ils s'asseyaient trois,quatre à une même table… mais là ils ont trouvé ça plate parce qu’il fallait qu’ils se parlent par-dessus un plexiglas , explique Mme Brouillard.

Les plus grandes pertes au Restaurant Bournival ont été au niveau des breuvages. Quand tu ne manges pas à l’intérieur, tu ne prends pas nécessairement de breuvage, tu bois chez vous. Mais c’est vraiment juste dans les breuvages que j’ai eu des grosses pertes, sinon dans la nourriture je n’en ai pas eu tant que ça , souligne la propriétaire.

Mme Brouillard observe qu’il y a plus de clients que l’année passée à pareille date. Plusieurs ont repris leur habitude de venir manger au restaurant.

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