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Chronique

Travail en présentiel : retour en terrain inconnu

Espace de travail des employés de la Société Radio-Canada à Edmonton, en Alberta

Pendant 15 mois, notre espace de travail a été privé de son bouillonnement habituel en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marie Yambayamba

Je me prépare à quelques semaines de vacances estivales, après avoir reçu mes deux doses de vaccin contre la COVID-19 et en sachant que je vais bientôt renouer avec le travail en présentiel. À l’excitation de revoir mes collègues se mêle toutefois le sentiment d’entrer en terrain inconnu.

Pendant l’année et demie de la pandémie, j’ai été parmi les rares employés à travailler à la station et non pas à la maison.

Les quelques interactions occasionnelles avec les rares collègues qui étaient eux aussi dans la salle des nouvelles ne suffisaient pas pour redonner vie à cet endroit que je connaissais plutôt bouillant de monde.

Je suis excité de vivre sous peu le retour de mes collègues. Je vais pouvoir à nouveau leur parler de vive voix, après une longue période de collaboration virtuelle.

Ce retour demandera à coup sûr des ajustements pour limiter les risques de contamination. Je m’attends à ce que, par exemple, l’exigence de porter le masque ou de se tenir à un minimum de deux mètres des autres soit recommandée pour quelque temps encore.

Avec de plus en plus de gens vaccinés autour de moi, les craintes ont certes diminué, sans pour autant disparaître complètement.

Des collègues qui toussent, qui se plaignent de maux de tête ou se mouchent tout près de moi, je pense que j’en verrai de plus en plus. Ça pourra aussi m’arriver. Je vais devoir m’y habituer sans paniquer.

Parfois, ça ne sera pas facile, car malgré les progrès enregistrés et le recul des contaminations, des zones d’ombre doivent encore être résolues au sujet de la COVID-19 et des vaccins.

Tout le monde ne sera pas nécessairement immunisé et la protection qu'offre les vaccins varie de 90 à 95 %. C’est beaucoup, mais ce n’est pas 100 %.

En plus, nous ignorons s’il va suffire d’en prendre deux doses ou s’il faudra s’y remettre chaque année, comme nous le faisons pour la grippe saisonnière.

Ces aspects renforcent mon sentiment que le retour au travail en présentiel comme norme me plonge, malgré tout, en terrain inconnu.

Puisse l’expérience des 15 derniers mois faciliter le retour au mode virtuel, si la situation devient à nouveau inquiétante.

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