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Ottawa inscrit trois groupes et une personne à sa liste d'entités terroristes

Bill Blair porte un écouteur et suit le déroulement d'un point de presse.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le gouvernement du Canada a annoncé vendredi l'ajout de trois groupes et d'un individu à sa liste des entités terroristes. On y compte notamment deux groupes extrémistes à caractère idéologique, dont le groupe Three Percenters, qui est présent au Québec ainsi que dans l'Ouest canadien.

Lors d'une conférence de presse tenue en avant-midi, le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, a indiqué qu'en plus des Three Percenters, le groupe Aryan Strikeforce était lui aussi désormais considéré comme entité terroriste.

Ce dernier possède aussi des chapitres au Canada.

Le groupe État islamique – République démocratique du Congo, un mouvement lié au Groupe armé État islamique, s'ajoute également à la liste, tout comme l'idéologue néonazi américain James Mason.

La liste canadienne des entités terroristes compte maintenant 77 noms, dont deux personnes.

Les Three Percenters ont entre autres participé à l'assaut contre le Capitole américain, le 6 janvier dernier, en plus de planifier de kidnapper la gouverneure du Michigan, en lien avec les mensonges électoraux proférés par les partisans de Donald Trump.

Ces groupes veulent recruter des militaires et des gens qui ont de l'expérience dans l'application de la loi, c'est l'un de leurs objectifs, a fait savoir le ministre Blair.

L'ajout d'un nom à la liste des entités terroristes ne signifie pas que les membres de ce groupe ou l'individu aient commis des crimes, mais cette désignation permet aux autorités de disposer d'outils supplémentaires pour mener des enquêtes, par exemple. Les banques peuvent également saisir des sommes d'argent, le cas échéant, a indiqué un haut responsable gouvernemental.

Toujours lors de la conférence de presse, Bill Blair a rappelé que l'ajout des Proud Boys à la liste des entités terroristes, en février, avait par la suite mené à l'annonce de la dissolution officielle de l'organisation. Cela ne veut pas dire que nous avons cessé de nous intéresser aux activités du groupe, a précisé le ministre.

Cela vient toutefois prouver que la désignation de groupes extrémistes violents comme entités terroristes peut avoir des impacts, ont mentionné des responsables fédéraux.

La haine n'est pas tolérée au pays, a ajouté M. Blair, avant d'indiquer que la menace est réelle; nous l'avons vu à Edmonton et à London, en Ontario.

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