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Patrick Roy voit des similitudes avec la conquête de 1993

 Il tient un trophée à bout de bras.

Patrick Roy soulève la coupe Stanley en 1993.

Photo : La Presse canadienne / RYAN REMIORZ

L’improbable participation du Canadien de Montréal à la finale de la Coupe Stanley n’est pas sans rappeler la conquête de 1993, admet l'ancien gardien de but du Tricolore Patrick Roy. Comme lui il y a 28 ans, Carey Price est au sommet de son art et l’effet sur ses coéquipiers est palpable, a décrit vendredi l’ex-numéro 33.

Avec un gars comme lui devant le filet, ça amène beaucoup de confiance, alors c'est certain qu'il peut y avoir un rapprochement entre ces Coupes Stanley là, a dit celui qui s’était vu décerner le trophée Conn-Smyth en tant que joueur le plus utile des séries éliminatoires en 1993.

Price joue du très gros hockey présentement pour eux. J’ai lu une de ses déclarations récemment où il disait qu’il avait vraiment du plaisir et qu’il vivait les plus beaux moments de sa carrière. C’est plaisant de voir ça.

Le gardien de but de hockey est concentré pendant les hymnes nationaux.

Carey Price est au sommet de son art, selon Patrick Roy.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Surpris par le CH

Rencontrant les médias à quelques heures du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le directeur général des Remparts s’est dit surpris, un peu comme tout le monde, de voir le Tricolore accéder à la finale de la Coupe Stanley après avoir été mené 3-1 dans sa série de premier tour contre les Maple Leafs de Toronto.

C’est tout à leur honneur d’avoir réussi ce tour de force là. Je pense que les gens sont très excités. Ça va amener beaucoup de frénésie dans la province, a-t-il lancé, tout en vantant également l’imposante brigade défensive montréalaise pour expliquer les succès dans les séries éliminatoires.

Patrick Roy en visioconférence

Patrick Roy avait de bons mots pour le Canadien et Carey Price au lendemain de leur accession à la finale de la Coupe Stanley.

Photo : Radio-Canada

Guy Carbonneau voit aussi des parallèles avec 1993

L'ancien capitaine et entraîneur du CH Guy Carbonneau rappelle qu'en 1993, l'équipe avait un très bon gardien, mais aussi de bons jeunes joueurs et un esprit de corps, comme l'édition 2021.

Je pense que c’est l’unité de l’équipe qui a fait notre succès en 1993, précise-t-il. Cette année, il n’y a aucun doute que c’est la même chose, a-t-il confié à Tout un matin.

Guy Carbonneau rappelle que quelque chose a cliqué au milieu de la série de premier tour contre les Maple Leafs de Toronto.

Avant le quatrième match contre Toronto, dans cette équipe-là, on avait de la difficulté à trouver une identité, admet-il. On ne jouait pas bien, que ce soit en offensive ou en défensive. Puis, tout d’un coup, tout s’est mis à fonctionner.

On a commencé à croire en soi. Depuis ce moment-là, on n’a pas enlevé le pied de sur l’accélérateur. C’est sûr que ça ressemble un peu à ce qu’on a fait en 1993.

Guy Carbonneau, avec son chandail de capitaine, salue la foule du Centre Bell en levant le bras droit.

Guy Carbonneau

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Pour Guy Carbonneau, une finale de Coupe Stanley, ça fait du bien. Il a assisté à deux matchs des séries, au Centre Bell, contre Winnipeg et Las Vegas.

Même s’il y a seulement 3500 personnes, c’est le fun d’être dans le building. Tu vois l’excitation des gens. Il y a trois semaines, un mois, tu te promenais dans les rues de Montréal, et tu ne voyais pas grand drapeaux sur les automobiles, ajoute-t-il.

Depuis deux semaines, on en voit beaucoup plus. On voit beaucoup plus de chandails. Moi, je joue au golf énormément, et au terrain de golf, on parle de hockey. On sent l’engouement. On dépense beaucoup d’argent, et une fois de temps en temps, c’est le fun pour la population.

C’est le fun pour les joueurs, pour l’équipe, pour l’organisation parce qu’ils ont travaillé extrêmement fort.

Une citation de :Guy Carbonneau, ancien capitaine et entraîneur du Canadien de Montréal

Il y a en a qui n’ont jamais vécu une finale de Coupe Stanley. Ils n’étaient pas nés en 1993, rappelle-t-il en riant. Pour eux, ça va être quelque chose d’extraordinaire.

Il reste une grosse étape à franchir, prévient l'ancien hockeyeur.

Peu importe l’adversaire, quand tu arrives en finale de la Coupe Stanley, il y a beaucoup d’attention. Tout le Québec, tout le Canada a les yeux rivés sur le Canadien de Montréal, précise-t-il. On veut qu’une équipe canadienne gagne la Coupe Stanley. Il y aura beaucoup de journalistes, des journalistes d’à travers le pays vont se retrouver à Montréal.

Selon lui, il faut mettre à profit l'expérience des joueurs qui sont passés par là. Afin que les jeunes joueurs ne se laissent pas distraire d'ici le premier match de la finale.

Les entraîneurs auront quelque chose à dire, mais c’est surtout les joueurs qui ont vécu cette expérience-là. Moi, en 1993, j’avais déjà l’expérience d’avoir été en finale de la Coupe Stanley en 1986 et en 1989. Il faut gérer le stress, l’attente.

Eric Staal (à gauche) prend part à des exercices de mise au jeu face à Phillip Danault.

Eric Staal (à gauche) prend part à des exercices de mise au jeu face à Phillip Danault.

Photo : Courtoisie Canadiens.com

Tes parents qui veulent venir voir les matchs, tes oncles, tes tantes, tes cousines. Tout le monde t’appelle pour te dire : "T’es fin, t’es beau, t’es bon." Il y a beaucoup de choses qui vont se passer d’ici au premier match, prévient-il. Quand la rondelle va tomber sur la patinoire au début du premier match, quand ça va jouer au hockey, le joueur va se sentir plus à l’aise.

C’est là que les joueurs d’expérience, les gars qui ont gagné la Coupe Stanley dans le passé, vont être capables de remettre cette expérience-là à ceux qui ne l’ont pas vécue, pour leur dire comment réagir dans ces situations-là. Mais même ça, tu ne sais jamais comment un joueur va réagir avec cette pression-là, conclut l'ancien capitaine.

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