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Le Groupe Fari trouve « dommage » la réaction des citoyens de Rimouski

Une signalisation indique l'intersection de la rue des Flandres et de la rue Sylvain-Lelièvre.

C'est sur un terrain vacant situé à cette intersection que le Groupe Fari prévoit construire une résidence pour aînés (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

Le Groupe Fari, dont le projet de résidence pour personnes âgées fait maintenant l'objet d’une contestation devant les tribunaux, a toujours « bon espoir » de concrétiser son projet de résidence pour personnes âgées sur la rue des Flandres, à Rimouski.

Un groupe citoyen a déposé à la mi-juin une injonction devant la Cour supérieure visant à invalider la décision de la Ville de Rimouski de mettre le projet en oeuvre sans avoir organisé la tenue d'un référendum.

En entrevue à Info-réveil, le président-directeur général du Groupe Fari, Dany Chassé, a dit trouver dommage la réaction des citoyens et a affirmé qu’il s’en remettrait au processus légal.

On trouve que le projet est vraiment intéressant pour Rimouski. On sait qu'il y a un manque de logements surtout pour cette clientèle, donc on trouve ça un peu dommage pour la communauté. On comprend pour les citoyens directs, mais pour la communauté, on trouve ça dommage, affirme-t-il.

Un plan montre le bâtiment en trois dimensions.

La résidence comptera 30 % d'unités de soins, indique le PDG du Groupe Fari, Dany Chassé (archives).

Photo : Ville de Rimouski

Pas de référendum

Comme il s’agit d’un projet particulier de construction, la Ville de Rimouski avait lancé en début d’année un processus d’approbation du projet pouvant aboutir à la tenue d’un référendum, à la demande des citoyens.

Or, la Ville a depuis changé de cap, en vertu de l'article 123.1 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, qui prévoit que les projets immobiliers destinés à des personnes ayant besoin d'aide, de protection, de soins ou d'hébergement peuvent être approuvés sans référendum. Le changement de zonage donnant le feu vert au projet a finalement été approuvé lors d'une séance du conseil municipal qui s'est tenue en mai.

Selon les citoyens qui contestent le processus en Cour supérieure, la Ville aurait fait un passe-droit au Groupe Fari en abandonnant la tenue d’un référendum sur le changement de zonage qui permet la construction de la résidence de 174 unités, près de la rue des Flandres.

M. Chassé affirme qu’il laissera le soin aux tribunaux de juger des modalités d’application de ce règlement, et qu’il s’en remettra au processus d’approbation de la Ville de Rimouski pour la suite.

Un plan de la future résidence pour aînés.

Le projet pourrait ressembler à ceci. Le bâtiment serait alors construit en quatre ailes de différents niveaux.

Photo : Ville de Rimouski

Il rappelle que le projet comptera 56 unités de soins sur un total de 174, ce qui veut dire qu'environ 30 % des unités seront réservées aux personnes nécessitant des soins particuliers.

On va offrir des services de soins, d'accompagnement, d’encadrement pour certaines clientèles, oui absolument. C’est pas pour 100 % de notre clientèle, mais pour une bonne partie de notre clientèle, affirme-t-il.

L’emplacement optimal

Depuis plusieurs mois, un groupe de résidents du district de Saint-Pie-X déplore la grosseur du futur bâtiment ainsi que la perte d’un espace vert.

La rue des Flandres longe un grand terrain vacant. Au loin se trouvent des résidences unifamiliales.

C'est sur ce terrain vacant sur la rue des Flandres que le Groupe Fari prévoit construire une résidence pour aînés.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le PDG du Groupe Fari, Dany Chassé, réaffirme qu’il s’agit du meilleur emplacement pour la future clientèle de la résidence.

On veut s’implanter sur la rue des Flandres parce qu’on veut offrir à notre clientèle un quartier résidentiel. On ne veut pas offrir un secteur en développement dans lequel il n'y a rien alentour ou un espace commercial, on veut s’immiscer dans un quartier résidentiel, explique-t-il.

Il affirme avoir reçu plusieurs demandes d’hébergement, même si la construction n’a pas encore débuté.

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