•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Protassevitch en résidence surveillée, selon un responsable de l'opposition bélarusse

Roman Protassevitch assis derrière une table, en détention.

Roman Protassevitch dans une vidéo diffusée à la fin mai par la télévision d'État bélarusse pendant sa détention à Minsk (archives).

Photo : Reuters

Agence France-Presse

Un responsable de l'opposition bélarusse en exil a annoncé vendredi que le journaliste et dissident Roman Protassevitch, arrêté fin mai après le déroutement de son vol sur le Bélarus, avait été transféré de prison en résidence surveillée.

Je viens de parler aux parents de Roman Protassevitch. Il a été placé en résidence surveillée. Mais ce n'est pas la liberté. C'est une prison d'un autre genre. Les gens du KGB vivent dans la même chambre que lui, a écrit sur Twitter Franak Viacorka, conseiller de la cheffe de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa.

La compagne de M. Protassevitch, Sofia Sapega, arrêtée en même temps que lui, a aussi été placée en résidence surveillée, selon son avocat Alexandre Filanovitch, qui a dit sur Telegram espérer une évolution positive dans un futur proche.

M. Viacorka a précisé que les parents de l'opposant n'avaient pas de contact avec Roman et ont peur qu'il serve de monnaie d'échange avec l'Occident, qui a imposé des sanctions économiques au Bélarus.

Il a aussi publié une photo prise par un passant à Minsk, montrant ce qui semble être Roman Protassevitch et Sofia Sapega donnant une interview dans un parc de la ville.

Depuis son arrestation, le journaliste de 26 ans a été exhibé plusieurs fois à la télévision, ses soutiens dénonçant des interviews sous contrainte.

Svetlana Tikhanovskaïa a salué sur sa chaîne Telegram une bonne nouvelle même si la résidence surveillée n'est pas la liberté.

Ils sont toujours mis en examen, leurs moindres mouvements sont surveillés. Ils sont donc toujours retenus en otages, selon elle.

Sofia Sapega et Roman Protassevitch sont accusés d'avoir coordonné, sur les réseaux sociaux, le mouvement de protestation historique ayant éclaté l'an passé au Bélarus après la réélection à un cinquième mandat du président Alexandre Loukachenko, dénoncée comme frauduleuse.

Le régime d'Alexandre Loukachenko a durement réprimé ce mouvement, faisant arrêter ou contraignant à l'exil tous les leaders de la contestation dont plusieurs sont actuellement jugés.

À écouter :

Vendredi, le parquet bélarusse a annoncé que l'avocat Maxime Znark et Maria Kolesnikova, une figure charismatique de l'opposition arrêtée en septembre, avaient été inculpés pour complot visant à s'emparer du pouvoir.

Alexandre Loukachenko avait suscité l'indignation des Occidentaux en envoyant fin mai un avion de chasse pour intercepter un vol Ryanair reliant Athènes à Vilnius, à bord duquel voyageaient Roman Protassevitch et Sofia Sapéga. Il a invoqué une alerte à la bombe, une affirmation jamais étayée.

Cette semaine, l'Union européenne et Washington ont pris de nouvelles sanctions contre des dizaines de responsables et d'entités liés au régime bélarusse, dont les ministres de la Défense et des Transports, le commandant de l'armée de l'air et l'un des fils d'Alexandre Loukachenko.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !