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Le droit à l'euthanasie entre en vigueur en Espagne

Des femmes portant un masque tiennent des pancartes. Sur l'une d'elles, on peut lire en espagnol : « Je décide comment et quand mourir ».

Des membres du groupe « Le droit à une mort décente » participent à une manifestation à Madrid en soutien à l'adoption de la nouvelle loi espagnole sur le droit à l'euthanasie.

Photo : afp via getty images / GABRIEL BOUYS

Agence France-Presse

La loi autorisant l'euthanasie est entrée en vigueur vendredi en Espagne, faisant de ce pays l'un des rares au monde permettant à un patient atteint d'une maladie incurable de mourir pour mettre fin à ses souffrances.

Ce texte répond à une demande sociale et contient des garanties encadrant l'euthanasie, a souligné jeudi dans un communiqué le ministère de la Santé du gouvernement de gauche qui avait fait une priorité de cette loi adoptée en mars par le Parlement.

L'Espagne est le quatrième pays européen à dépénaliser l'euthanasie, après les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.

Cette loi permet aussi bien l'euthanasie – lorsque le soignant provoque la mort du patient – que le suicide médicalement assisté – lorsque le patient prend lui-même la dose de produit prescrite pour se donner la mort.

Elle prévoit que toute personne ayant une maladie grave et incurable ou des douleurs chroniques le plaçant dans une situation d'incapacité puisse demander l'aide du corps médical pour mourir et s'éviter ainsi une souffrance intolérable.

Des conditions strictes encadrent toutefois la démarche : la personne, espagnole ou résidant dans le pays, doit ainsi être capable et consciente lorsqu'elle fait la demande, qui doit être formulée par écrit sans pression extérieure et renouvelée quinze jours plus tard.

Le médecin pourra toujours rejeter cette demande s'il estime que ces critères ne sont pas remplis ou faire valoir son objection de conscience. En outre, elle devra être approuvée par un autre médecin et recevoir le feu vert d'une commission d'évaluation.

Cette loi divise l'opinion en Espagne et suscite l'opposition des partis de droite et de l'Église catholique.

Le Parti populaire, principale formation de l'opposition, a déposé jeudi un recours contre ce texte devant le Tribunal constitutionnel.

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