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Certaines espèces de bourdons au Canada ne sont pas en déclin, selon une étude

Un bourdon fébrile pollinise une fleur.

Une étude de l’Université Simon Fraser démontre que le nombre de bourdons fébriles a augmenté entre 2000 et 2015.

Photo : Sarah Johnson/Université Simon Fraser

Radio-Canada

Certaines populations d’abeilles en Amérique du Nord et en Europe ne seraient pas en train de disparaître, selon une étude de l’Université Simon Fraser.

Les chercheurs ont utilisé des modèles de simulation pour savoir à quelle fréquence 66 espèces d’abeilles et de bourdons peuvent être repérées à certains endroits sur les deux continents, entre 2000 et 2015.

Ils ont découvert qu’il y a généralement une diminution de 5 % de la population des abeilles, mais ont noté une augmentation chez certaines espèces.

La chercheuse principale de l’étude, Melissa Guzman, explique que même s’il y a une diminution générale, ça ne dit pas si chacune des espèces augmente ou diminue.

Par exemple, l’étude démontre que le nombre de bourdons bohémiens, classés comme en voie de disparition au Canada, a diminué de 73 % durant la période de recherche. D’autres espèces, comme le bourdon fébrile ou le bourdon à deux taches, ont vu leur nombre augmenter durant la même période.

Mme Guzman espère que leurs estimations du nombre des différentes espèces permettront de cibler les efforts de conservation.

L’idée derrière l’étude est d’identifier quelles espèces sont en déclin , précise-t-elle. Nous pouvons ainsi concentrer notre attention sur celles qui diminuent le plus, et voir si nous pouvons cibler la source de ce déclin.

Un bourdon de l'Ouest sur une fleur.

Le bourdon de l’Ouest est une des espèces dont le nombre a beaucoup diminué, selon les chercheurs.

Photo : Sarah Johnson/Université Simon Fraser

Toutefois, Jeremy Kerr, un professeur en biologie à l’Université d’Ottawa, avertit que les modèles de simulation ne représentent peut-être pas la réalité.

Nous devons être prudents avant de passer à la prochaine étape croit-il. Nous devons d’abord déterminer si nous pouvons nous fier aux modèles, ou s’il faut croire ce qu’on peut observer dans la nature.

Le professeur estime que les stratégies de conservation ne doivent pas s’appuyer sur des modèles, mais bien sur des observations de tous les pollinisateurs.

L’étude de l’Université Simon Fraser n’a pas estimé directement le nombre des différentes espèces de bourdons, mais a plutôt permis d’observer la distribution dans l’espace des abeilles sur les deux continents.

Nous pensons surtout au nombre d'endroits où nous pouvons retrouver des abeilles, et comment ce nombre peut varier au fil du temps , avance Melissa Guzman.

L’étude a été publiée dans le journal Biological Conservation (Nouvelle fenêtre) le mois dernier.

Avec des informations de Johanna Wagstaffe

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