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En C.-B., la découverte à Marieval ravive la souffrance réveillée par celle de Kamloops

Des chandails orange sur lesquels on peut lire en anglais : « Tous les enfants sont important 215 ».

La découverte des 751 tombes anonymes sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval en Saskatchewan ébranle en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / CHAD HIPOLITO

Radio-Canada

La découverte faite en Saskatchewan, sur le site de l’ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, vient raviver les traumatismes très récents déclenchés par la mise à jour de sépultures non identifiées à Kamloops. En Colombie-Britannique, comme ailleurs au Canada, les réactions sont d’ailleurs nombreuses.

Les restes découverts sur le terrain du pensionnat Marieval à l’est de Regina, en Saskatchewan et qui appartiennent en majorité à des enfants, viennent raviver la souffrance de nombreuses personnes en Colombie-Britannique, particulièrement des Autochtones.

Nous voulons la justice pour les enfants, pour les parents, pour tout le monde. Les mots "je suis désolée" ne signifient rien à mes yeux, témoigne Lee-Anne Padden, dont les grands-parents ont été des élèves des pensionnats.

Jeudi, elle venait se recueillir sur le mémorial qui avait été installé devant la galerie d’Art de Vancouver à la suite de la découverte de Kamloops.

Pour moi, chaque nouvelle découverte est un peu comme un coup de poignard, explique-t-elle.

Mme Padden ajoute néanmoins que ces découvertes soulagent et aident au processus de guérison puisqu’elles permettent aux enfants victimes des pensionnats de faire le voyage de retour chez eux.

Le Grand Chef Stewart Phillip, président de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, dit lui aussi ressentir des émotions diverses.

Du choc, du déchirement, de l’indignation, dit-il. Cela intensifie le traumatisme grandissant qui sévit dans notre communauté.

Bryson Hanuse, lui aussi présent au mémorial de Kamloops jeudi, espère que cette nouvelle découverte ouvrira les yeux du monde.

Les gens devraient vraiment prendre ce qu’il se passe au sérieux et non juste passer à autre chose, car mon peuple a souffert pendant plus de 150 ans à cause du gouvernement [Canada] et à cause des Blancs, dit l’adolescent.

Des conséquences honteuses

Le premier ministre John Horgan a lui aussi réagi après la découverte de Marieval. Sur Twitter, il a dit soutenir les survivants des pensionnats, leurs familles et les communautés autochtones.

Pour les générations futures, nous avons la responsabilité de faire face à ces conséquences honteuses dès aujourd'hui, écrit le premier ministre sur Twitter.

Il affirme que lui et son gouvernement sont prêts à apporter leur soutien à toutes les Premières Nations de la Colombie-Britannique, comme celle de Tk’emlúps te Secwépemc, qui souhaitent faire toute la lumière sur ces atrocités

Alors que le Canada entier s’attend à ce que d’autres découvertes de la sorte soient faites dans les semaines et les mois à venir, Lee-Ann Padden espère que tous ceux qui en ont besoin auront accès à des services d’aides en santé mentale tout au long du processus.

Ça va être long, ce n’est que le début, fait-elle remarquer.

J’espère juste qu’un jour tout cela s’arrêtera et qu’aucun enfant ne disparaîtra plus jamais, souffle pour sa part Bryson Hanuse.

  • Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats autochtones : 1-866-925-4419

Avec des informations de Wildinette Paul

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