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L'ensemencement, une étape cruciale pour la pêche sportive

Un homme ensemence une rivière

Rémi Aubin est à l'origine de l'activité Pêche en ville en famille.

Photo : Radio-Canada / Johanie Bilodeau

Radio-Canada

Les organisateurs de la journée de pêche en ville en famille qui se déroulait, jeudi, à la rivière Ha! Ha! se sont assurés que les apprentis pêcheurs aient de quoi se mettre sous la dent.

C’est que la rivière a été ensemencée de 3500 truites mardi. Il faut calculer 24 heures après l’ensemencement avant de sortir sa canne à pêche afin de permettre aux poissons de s’adapter convenablement à leur nouvel environnement.

L’omble de fontaine provenait de deux souches, soit celle de la rivière Laval, au nord de Forestville, et la souche Côte-Nord, près de Baie-Comeau.

L’entreprise nord-côtière Aquaculture l’indigène a peuplé la rivière de ces petits poissons. Selon son propriétaire, Serge Pelchat, la température de l’eau est l’un des éléments importants à considérer avant de réaliser l’opération. L’écart de température entre le bassin piscicole et le plan d’eau doit être faible.

C'est l'affaire la plus importante à vérifier pour ne pas qu'il y ait de choc. Si vous attrapez un saumon qui monte dans la rivière, il ne monte pas à quatre degrés et à 20 degrés d'un coup sec. Il s'acclimate au fur et à mesure. C'est un peu le même principe pour la truite, explique le pisciculteur.

Le processus pour transporter les poissons jusqu’au plan d’eau demeure complexe. Les truites sont utilisées pour l’ensemencement lorsqu'elles atteignent deux ans. Ces poissons d’élevage sont connus sous le nom d’alevins.

Les géniteurs ont été capturés aux alentours de 1996. Ils ont été emportés dans un milieu piscicole. Ils ont été engraissés un an de plus, parce qu'il faut qu'une truite ait au moins deux ans pour être bonne pour la fraie. Après, durant l'automne, on fait une manoeuvre manuelle pour extraire les oeufs de la femelle et appliquer la semence du mâle par la suite. On les incube et, dès le printemps, ça devient des petits alevins. On les nourrit environ deux mois et après on les met dans leur milieu naturel, détaille M. Pelchat.

Un homme place des poissons dans un bacs

La rivière Ha! Ha! a été ensemencée sur un kilomètre.

Photo : Radio-Canada / Johanie Bilodeau

Si la manœuvre est nécessaire pour la pêche sportive, les pisciculteurs œuvrent aussi auprès de plans d’eau plus importants.

On a ensemencé deux rivières la semaine passée, une à Jonquière et une à Chicoutimi, mais notre gros marché, c'est plus les zecs et les pourvoiries, mentionne Serge Pelchat.

D'après les informations de Johanie Bilodeau

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